Lundi 31 octobre 2016

13 h à 16 h 45

SORTIE TERRAIN : Visite du bassin versant de la prise d'eau de la Ville de Québec et des aménagements pour la protection de la source aux marais du Nord

Inscrivez-vous à la visite qui vous permettra de découvrir la principale source d’eau potable de la Ville de Québec, le Lac Saint-Charles, qui approvisionne plus de 425 000 personnes. La visite de terrain débutera par une promenade guidée aux Marais du Nord, un territoire protégé situé en amont du lac. Vous pourrez y observer la faune et la flore caractéristiques de la région et admirer de magnifiques vues sur le lac. Nous irons ensuite explorer les berges du lac, ce qui vous permettra de constater les aménagements qui ont été mis en place pour la gestion de l’écoulement des eaux. La visite se poursuivra par un arrêt à l’Association pour la protection du Lac-Saint-Charles, localisée à l’exutoire du lac, où vous en apprendrez plus sur les efforts de protection de la source qui ont été déployés dans l’ensemble du bassin versant au cours des dernières années. Nous ferons un passage par le barrage, puis par la Chute Kabir Kouba, où un paysage splendide et un canyon aux propriétés géologiques particulières vous attendent. Pour ceux qui se seront inscrits pour le souper traditionnel à Wendake, la sortie se terminera à l’Hôtel-musée des Premières Nations, puis la soirée se continuera par une visite du musée et un souper aux saveurs du terroir. Rendez-vous à 13 h à l'entrée principale du Pavillon Alphonse-Desjardins, au 2325, rue de l’Université, Université Laval, Québec (Québec) G1V 0A6. Autobus scolaire jaune.

S'INSCRIRE >>>

17 h

Visite et souper à l'Hôtel-Musée des Premières Nations à Wendake

Mardi 1er novembre 2016

13 h – Mots d’ouverture

13 h 30 – Conférence d’ouverture

Dr. Lawrence Susskind

Dr Lawrence Susskind enseigne au département d’études en urbanisme et aménagement urbain du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et y dirige un groupe sur l’aménagement et les politiques environnementales. Il supervise de nombreux projets de recherche au MIT Science Impact Collaborative (SIC), une entreprise de recherche centrée sur des approches novatrices visant à favoriser l’engagement du public dans la gestion des ressources et le développement durable. Il est fondateur du Consensus Building Institute, un organisme à but non lucratif basé à Cambridge qui fournit des services et de la formation en médiation et en négociation à différents endroits dans le monde. Il est aussi co-fondateur du programme interuniversitaire sur la négociation à l’école de droit de Harvard où il est vice-président pour l’instruction et directeur du centre de ressources sur l’enseignement de la négociation. Il co-dirige également le programme des différends publics Harvard-MIT. Il est auteur et co-auteur d’une vingtaine de livres, traduits en huit langues, dont Environmental Diplomacy (Oxford Press, 2014) et Water Diplomacy (Resources for the futur, 2012).

lawrencesusskind.com  theconsensusbuildingapproach.blogspot.com 

 

Conférence d’ouverture

Diplomatie de l’eau | Résolution de conflits liés à la gestion de l’eau

Mardi, 1er novembre 2016 – 13h30 | Grand Salon

 

14 h 45 – Panel – Trois approches de protection des sources

M. Paul V. Rush

M. Rush est sous-commissaire au bureau de l’approvisionnement en eau du département de la protection de l’environnement à la ville de New York et, à ce titre, gère le système d’approvisionnement en eau qui permet la distribution de plus d’1.1 milliard de gallons d’eau par jour à plus de neuf millions de résidents de la ville de New York et de quatre comtés au nord. Il est ainsi responsable de la protection des sources, de l’entretien et de l’opération des infrastructures. Il assure la qualité de l’eau potable au travers le système en entier, du bassin versant à la ville elle-même.

Télécharger la présentation en ligne >>>

 

Panel d’ouverture

Le programme de protection du bassin d’alimentation de la ville de New York | Discussion sur les défis de mise en oeuvre et les éléments clés de succès

Mardi, 1er novembre 2016 – 14h45 | Grand Salon

 

Dr. Ralf Ludwig

Dr. Ralf Ludwig est doyen de la Faculté de géosciences et professeur en géographie physique appliquée et modélisation environnementale au département de géographie de l’Université de Munich. Ses champs d’intérêt en recherche portent sur le développement de processus de modélisation environnementale, principalement en hydrologie et en gestion des ressources aquifères. Il est coordonnateur du projet « Climate Induced Changes on the Hydrology of Mediterranean Basins » (CLIMB) et dirige le programme collaboratif « Changes in the Hydrological Cycle » de l’Alliance européenne de la recherche sur le climat, de même que la section sur les scénarios climatiques et socio-économiques du projet GLOBAQUA (« Managing the effect of multiple stressors on aquatic ecosystems under water scarcity »). Il est président de l’école de recherche Helmholtz sur les mécanismes et les interactions suscitées par les changements climatiques en régions montagneuses et représentant du réseau de recherche albertain-bavarois ABBY-Net sur l’énergie et l’environnement.

Télécharger la présentation en ligne >>>

 

Panel d’ouverture

L’approche de la ville de Munich pour la protection de sa source d’eau potable | Discussion sur les défis de mise en oeuvre et les éléments clés de succès

Mardi, 1er novembre 2016 – 15h15 | Grand Salon

 

Mme. Chitra Gowda

Mme. Chitra Gowda est responsable de la protection des sources d’eau potable à Conservation Ontario où elle dirige les efforts de collaboration et d’implantation du programme provincial de protection des sources. Elle est détentrice d’un baccalauréat et d’une maîtrise en ingénierie environnementale. Elle a, depuis 1998, travaillé sur différents projets et programmes spécialisés en qualité de l’eau. Elle est l’auteure de nombreux articles sur le sujet. Depuis 2006, Chitra Gowda œuvre aux aspects techniques, politiques et communicationnels du programme ontarien de protection des sources. Elle a entre autres travaillé à la rédaction de rapports d’évaluation locaux et d’un plan de protection des sources pour différentes autorités de protection des sources. Elle possède également une certification en gestion des risques.

Télécharger la présentation en ligne >>>

 

Panel d’ouverture

Le programme ontarien de protection des sources d’eau potable | Discussion sur les défis de mise en oeuvre et les éléments clés de succès

Mardi, 1er novembre 2016 – 15h45 | Grand Salon

 

16 h 15 – Table de discussion sur les défis d’implantation et les éléments clés de succès

17 h – Cocktail – Salle Le Cercle

Mercredi 2 novembre 2016

9 h – 10 h 30

SESSION 1 – Connaissance et surveillance de l’eau

Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)

Florent Barbecot

Florent Barbecot

GEOTOP - UQAM

Âge de l’eau, distribution des écoulements et protection de la ressource – CANADA

Télécharger la présentation en ligne >>>

Résumé

Le développement de l’accès à des méthodes de datation des eaux permet aujourd’hui d’utiliser plus systématiquement ce type de mesure pour l’évaluation du renouvellement des ressources souterraines. L’information « âge de l’eau » est complémentaire des études hydrogéologiques classiques qui ne permettent pas toujours d’identifier aussi précisément que nécessaire la sensibilité de la ressource dans un contexte de sollicitation croissante. Le tritium (3H), traceur présent à l’état naturel dans l’atmosphère, les CFC’s et surtout le SF6, des gaz produits par l’activité humaine sont des traceurs adaptés pour reconnaître les eaux les plus récentes et les plus fragiles face aux pollutions diffuses ou ponctuelles. Leur mesure dans des concentrations infimes permet une première estimation de l’âge de l’eau, c’est-à-dire du temps écoulé entre l’infiltration de l’eau dans le sol et son prélèvement dans le milieu (pompages). Toutefois, au sens strict, la notion d’âge des eaux souterraines ne peut être définie sans considérer la distribution des écoulements. Pour obtenir cette information nous développons, dans le cadre de partenariats de recherche, des approches couplées d’interprétation conjointe des contextes hydrogéologiques et de la distribution de plusieurs traceurs d’âge de l’eau. Cette démarche originale permet de définir la sensibilité de la ressource et d’apporter des solutions de protection adaptées à chaque contexte.

Biographie

Le professeur Florent Barbecot travaille sur la résilience des hydrosystèmes et développe l’utilisation de la géochimie isotopique pour l’étude des ressources en eau. Il est spécialiste de la datation des eaux et directeur du laboratoire de Géochimie des eaux (GEOTOP-UQAM). Il vient, en collaboration avec Marie Larocque (UQAM) de bénéficier d’un financement de 530k$ de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) pour la mise en place d’une Infrastructure de recherche sur la recharge des eaux souterraines (IRRES) au Québec. Il développe de nombreux partenariats avec des OBV, des entreprises québécoises et des grands groupes internationaux afin d’étudier et préserver les ressources en eau pour les générations futures. Il intervient comme formateur dans les pays en développement pour l’ONU et l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (IAEA).
Jean-Baptiste Burnet

Jean-Baptiste Burnet

École Polytechnique de Montréal

Automated high frequency monitoring of beta-D-glucoronidase activity for assessment of E. coli temporal dynamics in source water – CANADA

Résumé

Since the late 19th century, cultural methods have been the benchmark for the detection of waterborne bacteria and still today regulatory monitoring of microbial water quality relies upon the enumeration of fecal indicator bacteria (FIB) such as Escherichia coli by standard plate culture. The main drawback however is the sample-to-data time of typically 24-48 hours, making it impossible to take rapid and cost-effective decisions to counteract a potential microbial threat when regulatory thresholds in E. coli levels are exceeded. Water treatment adjustments and beach closures (or re-openings) can be done at earliest the day following sampling, thereby exposing the population to potentially significant risks and water utilities to high maintenance and infrastructure costs. As an alternative to culture-based detection of E. coli, enzymatic-based methods offer the advantage to be more rapid because they do not necessitate a cultivation step. In the present study, we describe the first results on the temporal dynamics of beta-D-glucoronidase activity as surrogate measurement of E. coli at a drinking water treatment plant (DWTP) in the Greater Montreal area. Enzymatic activity was measured at the inlet of the DWTP during baseflow and event flow conditions using a recently developed automated device capable of measuring beta-D-glucoronidase activity up to every 30 minutes. Results are sent in real-time to the user through an internet connection for online monitoring of microbial water quality. Using this unique high-frequency temporal dataset on fecal pollution dynamics, we discuss the usefulness of real-time monitoring of beta-D-glucoronidase activity as early-warning tool for water utilities and compare it to current routine monitoring frameworks. Automated real-time measurement of fecal pollution not only paves the way for the next generation of microbial water quality monitoring schemes, but further provides unique data for microbial risk assessment models.

Biographie

After having obtained his Master degree in Ecology, Jean-Baptiste Burnet carried out a complementary Master in Environmental Science and Management, with a focus on environmental monitoring. During his PhD thesis, he investigated the spatial and temporal dynamics of waterborne pathogens Cryptosporidium and Giardia at catchment level and in a drinking water reservoir. His research interest mainly focus on the fate and transport of waterborne pathogens as well as on the development and application of novel tools for their detection in water. During a first postdoctoral stay at Polytechnique Montreal, he associated ecological and sanitary aspects of water microbiology by studying the impact of zooplankton on the survival of E. coli in water. Recently, he started to work with the team at Polytechnique Montreal on the implementation of high frequency automated measurement of E. coli in source waters.
Alain Rouleau

Alain Rouleau

Université du Québec à Chicoutimi

Retombées des connaissances récentes et défis du Réseau québécois sur les eaux souterraines – CANADA

Télécharger la présentation en ligne >>>

Résumé

Le Programme d’acquisition des connaissances sur les eaux souterraines (PACES) mis sur pied en 2008 par le MDDELCC doit couvrir le territoire municipalisé du Québec et servir de base à la gestion et la protection de cette ressource. Treize projets PACES ont été réalisés entre 2009 et 2015, par des universités en collaboration avec des partenaires régionaux (CRÉ, MRC, OBV…). Ces projets impliquent la production d’un grand nombre de livrables prédéfinis, cartes, rapports, base de données; ils ont été supportés par un investissement de 13 M$ du MDDELCC et plus de 3,5 M$ des partenaires régionaux, incluant 9 CRÉ, 34 MRC et plus de 17 OBV. Le territoire déjà couvert est de 87 313 km2, soit de près de 70% du territoire visé, et il touche une population de plus de 3 millions d’habitants. Des recherches thématiques ont aussi été réalisées grâce aux actions concertées du FRQNT et FRQSC. Les universités impliquées ont pu consolider leurs domaines d’expertise et former du personnel très qualifié en lien avec les eaux souterraines. Le PACES aura eu de multiples retombées : augmentation des connaissances et accessibilité de l’information; dynamisation de la recherche interinstitutionnelle sur les eaux souterraines; implication de nombreux partenaires régionaux; et établissement des fondements pour des travaux plus approfondis. Un des défis du Réseau québécois sur les eaux souterraines (RQES) est d’assurer le transfert efficient des connaissances issues du PACES aux partenaires régionaux et la mise-en-œuvre informée de la gestion et de la protection des ressources en eau souterraine. Ceci requiert l’accompagnement des intervenants régionaux dans le développement de leur capacité à exploiter pleinement les connaissances sur les eaux souterraines, afin de mieux résoudre des problèmes de l’exploitation durable de cette ressource en se basant sur des informations maintenant disponibles et d’intégrer les eaux souterraines dans l’aménagement du territoire.

Biographie

Alain Rouleau est ingénieur géologue et professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi. Il possède environ 40 ans d’expérience en hydrogéologie, ayant mené des activités d’enseignement, de recherche et de consultation au Québec, au Canada et dans plusieurs autres pays. Ses principaux domaines d’expertise incluent l’hydrogéologie des milieux rocheux fracturés, l’hydrogéologie des exploitations minières, les interactions entre les contraintes mécaniques et les propriétés hydrauliques des formations rocheuses, la mise en valeur et la protection des eaux souterraines. Il a été coordinateur de deux projets réalisés récemment dans le cadre du programme d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines du Québec (PACES), un au Saguenay-Lac-Saint-Jean et l’autre dans les régions de Charlevoix et de la Haute-Côte-Nord.

SESSION 2 – Concertation, interaction et implication citoyenne

Le Cercle (ADJ-4512 et 4514)

Nicolas Milot

Nicolas Milot

Table de concertation régionale Haut-Saint-Laurent - Grand Montréal

La concertation régionale au cœur des défis de la protection des sources – CANADA

Télécharger la présentation >>>

Résumé

La protection des sources d’eau potable implique une grande variété d’efforts : analyse de la situation, planification, décision, gestion des infrastructures, sensibilisation, éducation, etc. Le contexte géographique fait par ailleurs en sorte que plusieurs organisations publiques et privées se partagent ses efforts selon leur territoire d’intervention respectif et leur relation avec la source. Dans ce contexte, des processus de concertation permanents s’avèrent nécessaires pour contribuer à la mise en relation des intervenants concernés et des efforts produits. Toutefois, ces processus s’inscrivent dans un contexte institutionnel porteur d’opportunités et de contraintes. Ce dernier favorise un certain positionnement des acteurs par rapport à la concertation régionale et à ses retombées possibles. En prenant appui sur le cas de la grande région de Montréal, nous verrons comment la protection des sources dans le Saint-Laurent et les principaux cours d’eau de l’archipel montréalais s’inscrit dans une complexité géographique et institutionnelle importante, complexité contribuant à définir le champ d’intervention possible pour la Table de concertation régionale Haut-Saint-Laurent – Grand Montréal.

Biographie

Nicolas Milot est le coordonnateur de la Table de concertation régionale Haut-Saint-Laurent – Grand Montréal. Cette table, processus de concertation permanent pour la gestion intégrée du Saint-Laurent dans la grande région de Montréal, a été officiellement instituée en septembre 2015. Nicolas Milot est également professeur associé à l’Institut des sciences de l’environnement – UQÀM où il enseigne et contribue à divers travaux de recherche en lien avec la gestion intégrée des ressources naturelles, la gouvernance de l’eau et l’adaptation aux changements climatiques. Nicolas Milot détient un doctorat en sciences de l’environnement de l’UQÀM où il s’est spécialisé en sociologie et en sciences politiques appliquées à l’environnement.
Steven Jean

Steven Jean

McGill University

Serious game play to support transboundary stakeholder collaborations in a watershed context – CANADA

Télécharger la présentation >>>

Résumé

Transboundary water management is one of the most complex issues facing our societies today. As global freshwater scarcity rises, sharing water across boundaries is becoming even more contentious. Novel methods for stakeholder collaborations are necessary in order to assure that stakeholders and governments are not solely focused on their own interests and understand the importance of a shared vision in order to promote sustainable watershed governance. As a part of the UpSwiNG (http://gamingthewatersystem.org) initiative, serious games powered by scientific models are studied as a tool to increase trust and collaboration while offering an appropriate venue for social learning events to occur. Social learning results in a change of understanding through social interaction situated within wider social units or communities (Reed et al. 2010). This is impo rtant as it allows stakeholders to interact and learn from each other resulting in increased trust and strengthened bonds. This particular project is using the serious game Aqua Republica (a UNEP-DHI collaboration) to organize simulation gaming (SG) events that allow stakeholders to connect in a friendly and informal setting. This simulation offers the potential to utilize real world data to present stakeholders with real life water management scenarios. Participants are placed in groups and given the common goal of collaboratively managing water resources. The game experience is aimed at helping participants to recognize needs and perspectives of other stakeholders, as well as the benefits of applying eco-system based approaches to water resources management. Collaboration is tested before and after each SG event using surveys that evaluate players’ perceived collaboration experiences (Frey et al. 2006), and by performing an Interaction Analysis (Jordan and Henderson 1995). A social network analysis is also performed before and after the events to determine if the bonds between stakeholders have indeed strengthened as a result of the gaming events.

Biographie

Steven graduated from environmental science at Concordia University where he developed an interest in environmental management, specifically water resource management. Since then he pursued his interests at McGill University and joined the Integrated Water Resource Management Master’s program in the Bioresource Engineering department. The program fine-tuned his knowledge of transboundary water management and under the guidance of Dr. Wietske Medema Steven began researching novel methods to bring transboundary stakeholders together. Since then he has gone on to facilitate several simulation gaming events using the serious game AquaRepublica. Steven believes that by thinking outside of the box we can bring stakeholders together over boundaries allowing for a more cohesive approach to transboundary water management.
Denise Cloutier et Marc-André Demers

Denise Cloutier et Marc-André Demers

COBAMIL et Organisme de bassin versant CAPSA

Approches et cas d’OBV pour la protection des sources d’eau potable – CANADA

Télécharger la présentation >>>

Résumé

Le mandat du COBAMIL (Conseil des bassins versants des Mille-Îles) consiste à concerter le milieu municipal, économique et communautaire pour réaliser la gestion intégrée de l’eau dans la zone des Mille Îles.

La rivière des Mille-Îles et ses tributaires subissent des pressions importantes tant au niveau de la qualité de l’eau que de la quantité. Avec une démographie en croissance exponentielle sur la rive nord, le bassin de la rivière des Mille Îles alimente plus de 420 000 habitants, dont 79 % s’approvisionnent à même les cours d’eau. Les pronostics de croissance pour les prochaines années sont également très élevés.

Le Plan directeur de l’eau déposé par le COBAMIL en 2014 démontre un indice de qualité de l’eau (IQBP) médiocre sur la grande majorité des cours d’eau tributaires. De plus, des travaux d’écrêtage à l’embouchure de la rivière des Mille Îes ont été nécessaires en 2010-11 pour assurer un débit suffisant pour approvisionner en eau les cinq prises d’eau potable du territoire riverain à travers desquelles s’intercalent neuf stations de traitement d’eau usées en aval ou en amont.

Le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection prévoit des mesures qui comporteront des enjeux importants de concertation pour les 25 municipalités de la zone des Mille-Îles, notamment en ce qui concerne les zones d’influence et la caractérisation de la qualité de l’eau. Le COBAMIL a développé une expertise et une connaissance du territoire qui s’avèrent indispensables pour les enjeux de vulnérabilité des sources.

Le COBAMIL est en processus de concertation des acteurs concernés pour l’application du RPEP. Comment peut-il contribuer à l’amélioration de la protection des sources d’eau potable? Voilà un défi qui vient donner tout son sens à la mission du COBAMIL et la légitimité nécessaire pour contribuer aux nouvelles obligations des acteurs municipaux.

En s’inspirant du projet québécois de stratégie de protection et de conservation des sources destinées à l’alimentation en eau potable et de la «comprehensive drinking water strategy» néo-écossaise, l’organisme de bassin versant (OBV) CAPSA a développé le projet « Sous mes pieds, une eau de qualité ». Ce projet a pour but de réduire les risques de contamination de l’une des plus importantes aire d’alimentation du comté de Portneuf. Il est possible grâce aux appuis du milieu et différents programmes de financement. La démarche du projet mise sur l’implication citoyenne et une initiative particulière; la plantation d’arbres d’un ancien dépotoir. Les médias traditionnelles, les réseaux sociaux, la cartographie participative, la prospective ne sont que quelques-uns des outils utilisés pour animer cette démarche. Cette présentation est l’occasion de prendre connaissance du rôle que peuvent jouer les OBV dans la protection des sources d’eau potable par l’étude du cas de l’OBV CAPSA.

Biographie

Denise Cloutier dirige son entreprise Arrimage.Com inc., vouée à l’amélioration de l’efficacité de la gestion intégrée de l’eau au Québec. Elle a agi pendant près de 20 ans comme conseillère municipale et possède un Bac en Administration des Affaires des HEC, spécialisé en Marketing/Gestion internationale ainsi qu’une Maîtrise en environnement de l’Université de Sherbrooke. Impliquée en culture, en agro-tourisme, puis en environnement, elle a participé à la fondation de trois organismes, dont le COBAMIL (Conseil des bassins versants des Mille-Îles) qu’elle préside depuis 2010. Elle est vice-présidente du Centre d’interprétation de l’eau (C.I.EAU) et de la Fondation Dyson Moore. Elle siège également au Conseil stratégique de la Table de Concertation Régionale du Haut Saint-Laurent et du Grand Montréal pour la gestion intégrée du Saint-Laurent et aux conseils d’administration du Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ), de la Coalition pour une Navigation responsable et durable, de l’Association Lac Laurel et au Comité consultatif d’urbanisme de sa municipalité.

Marc-André Demers est diplômé de maîtrise en aménagement du territoire et développement régional de l’Université Laval. Il est impliqué dans le réseau des organismes de bassin versant depuis 2012, particulièrement à l’organisme de bassin versant CAPSA où il agit comme coordonnateur à la gestion intégrée de l’eau. Il a notamment été responsable de l’élaboration du Plan directeur de l’eau, de la Table de concertation, de l’animation et de l’accompagnement de comités citoyens sur les risques d’inondations et les eaux usées, en plus de participer au développement d’un guide sur la prospective dans le cadre des Alliances de Recherche Universités-Communautés. Alimenté par des séjours de recherche en Belgique et au Mexique sur la participation citoyenne et la gestion de risque, il entreprend une nouvelle expérimentation en matière de protection des sources d’eau potable.L

ATELIER 1 – ALLEMAGNE

Salle ADJ-2300

Gunnar Braun joined by Prof. Ralf Ludwig

Gunnar Braun joined by Prof. Ralf Ludwig

Verband kommunaler Unternehmen e.V., Landesgruppe Bayern

The role of communities for secure water supply – Operating municipal water supply companies in Bavaria – GERMANY

Résumé

High quality drinking water from the hands of communities is part of daily life in Bavaria. How does this work? Is it a profound structure in the global picture? And what may we learn from each other? The workshop will have three sections:

  • It will give insights into the structure and operation of municipal water supply companies in Bavaria
  • It will ask the participants to reflect in groups the structural set-up of water supply in their home countries and the respective role of communities
  • Reconnecting those national / regional pictures of water supply structures globally, we will learn from each other how (best) to secure high quality drinking water locally

The constitution of the State of Bavaria attributes public services such as water supply to the municipalities. It is their responsibility to offer, organize and maintain these services. To achieve this they set-up companies to operate these services. Communities may join each other to implement a profound structure. Operating these companies, their management has to take into account the political environment locally as well as their business environment and general political framework.

Comparison of the Bavarian solutions with other organizational structures worldwide should give impetus to all participants to reflect on our specific water management and supply structures.

Biographie

Gunnar currently works as Managing Director of the Bavarian section of the Association of Municipal Supply Companies in Germany (www.vku.de/en). He translates political framework for daily operations in member companies. At the same time he transfers the operational experience of ‘using’ political framework back into the process of forging the framework in the political process. Topics include water, sewage, energy, waste and broadband communication infrastructures. He is a member of various councils and working groups including the “Waterworks Neighborhood” in Bavaria. His background is a degree in International Business and Cultural Studies at the University of Passau, working for the municipal supply companies of Leipzig and Munich, and moving from operational to political to strategic issues for more than 13 years.Gunnar currently works as Managing Director of the Bavarian section of the Association of Municipal Supply Companies in Germany (www.vku.de/en). He translates political framework for daily operations in member companies. At the same time he transfers the operational experience of ‘using’ political framework back into the process of forging the framework in the political process. Topics include water, sewage, energy, waste and broadband communication infrastructures. He is a member of various councils and working groups including the “Waterworks Neighborhood” in Bavaria. His background is a degree in International Business and Cultural Studies at the University of Passau, working for the municipal supply companies of Leipzig and Munich, and moving from operational to political to strategic issues for more than 13 years.

11 h – 12 h 30

SESSION 3 – Eaux souterraines

Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)

Stephanie Shousha

Stephanie Shousha

Université de Montréal

Understanding the links between hydrology, land use, and water quality for a more sustainable development in a rural municipality in Quebec – CANADA

Télécharger la présentation >>>

Résumé

The myth of water abundance in Canada prevents Canadians from grasping the true value of water, and denies them the curiosity of appreciating the importance of groundwater (Bakker, 2006). In fact, similarly to other provinces, groundwater is the most common source of drinking water for rural communities in Quebec (Government of Quebec, 2003), but unfortunately, the size and quality of groundwater aquifers are virtually unknown (Government of Canada, 2013). The goal of this study is to develop, together with the stakeholders of a rural Quebec municipality, a better understanding of the interactions between surface and groundwater, as well as the impacts and risks of contamination in order to manage the resources and help develop towards a more sustainable future. This will be done through a compilation of the existing data concerning the municipality’s surface and groundwater. A high resolution topographic map created from the municipality’s LIDAR data showing the surface elevation in meters, an average resolution map created from the wells data showing the bedrock depth, and a preliminary map showing groundwater flow and at risk contamination zones will be produced and delivered to the municipality to help local stakeholders understand their aquifer’s state. As well, a description of all chemical and hydrological variables and at risk geographic zones that need to be further characterized to ensure appropriate recommendations are made in order to develop sustainably in the future will be presented to the municipality at the end of the research. The overall objective of the study is to deliver the tools necessary for the municipality to achieve the development it requires while managing the capacity of its aquifer, because for such municipalities, the only possible way of growth is to ensure a permanent access to clean drinking water.

Biographie

Having graduated from McGill University with a Bachelor’s degree in biology and a concentration in aquatic ecology, Stephanie Shousha has always had a passion for water. Gaining knowledge on degrading ecosystems as well as hands on experience through field courses in Barbados and Quebec made her realize that she wants to protect our water, rivers and ecosystems at all cost. She therefore pursued her interests and is now finishing her graduate studies in the thought-provoking Integrated Water Resources Management Master’s program at McGill University. The program has improved her knowledge of watershed management, wetlands and their ecosystem values, deforestation and carbon sinks, and polished her technical GIS skills. In the last semester of her degree under the supervision of Professor Jean- François Lapierre at Université de Montréal, Stephanie is researching the interactions between surface and groundwater and looking at contamination in a rural Quebec municipality.
Tiphanie Rivière

Tiphanie Rivière

Groupe d'éducation et d'écosurveillance de l'eau (G3E)

Ville et campagne : eau potable et eaux souterraines – Un projet éducatif et scientifique – CANADA

Télécharger la présentation >>>

Résumé

Apprendre de nouvelles notions scientifiques à travers d’importants enjeux de société et d’actualité. C’est ce que propose le nouveau projet du Groupe d’éducation et d’écosurveillance de l’eau (G3E), Ville et campagne : eau potable et eaux souterraines. Alors que la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) adopte son règlement de contrôle intérimaire sur l’eau potable, des élèves du deuxième cycle du secondaire d’écoles de la grande région de Québec se plongent eux aussi, à leur façon, dans l’univers de l’eau potable!

 

 

 

Le projet vise à développer les connaissances en science et technologie de ces élèves, et à offrir aux enseignants des outils pour relier plusieurs domaines d’apprentissages et ainsi rendre plus attractive l’acquisition des connaissances. Les différents concepts seront abordés à travers l’étude de l’eau, et plus précisément les enjeux liés à l’eau potable et aux eaux souterraines, éléments concrets et essentiels à notre vie.

Intégré au programme de formation de l’école québécoise, le projet comprend des capsules vidéos (visite virtuelle et entrevues de professionnel(le)s), une conférence en ligne d’intervenants du domaine, des activités interactives et des expériences simples qui permettent à l’élève de se familiariser avec de nombreuses notions du domaine de l’eau.

En plus d’être une occasion unique d’expérimentation et de recherche en sciences, le projet apporte une perspective des professions en lien avec les problématiques inhérentes à l’eau en tant qu’usage. Le G3E espère ainsi aiguiser l’intérêt de certains jeunes pour les métiers tels que technicien de l’eau, ingénieur, chercheur ou chimiste.

Les participants à l’atelier découvriront les différentes activités conçues dans le cadre du projet, les moyens de sensibilisation privilégiés et les avantages pour les villes et autres partenaires en gestion de l’eau potable à s’investir dans de telles initiatives de science citoyenne.

Biographie

Grâce à sa formation portant sur la biologie des populations et des écosystèmes (maitrise réalisée à l’Université d’Aix-Marseille II), à son expérience en enseignement des sciences (primaire, secondaire et activités de vulgarisation) et à ses emplois en tant que biologiste (France et Québec), Tiphanie a acquis une expérience qui lui permet de concevoir des outils pédagogiques qui reflètent les besoins et la réalité du domaine tout en répondant aux attentes du public cible.

La conservation et la protection de l’environnement ainsi que la sensibilisation du public ont toujours été des aspects qui l’ont guidée dans ses choix de carrière. Passionnée, curieuse et intéressée par une multitude de sujets, Tiphanie s’implique avec cœur et professionnalisme dans tout ce qu’elle entreprend.

Coordonnatrice du projet Ville et campagne: eau potable et eaux souterraines, Tiphanie s’intéresse de près aux enjeux liés à l’eau potable (assainissement, accès, etc.), intérêt qu’elle partage aux étudiants du secondaire à travers ce projet novateur de science citoyenne.

Janja Vrzel

Janja Vrzel

Department of Geography, University of Munich, Munich, Germany and Jozef Stefan International Postgraduate School, Ljubljana, Slovenia

An integrated modeling approach to assess the surface-groundwater interaction in a sensitive aquifer system – Ljubljansko polje, SLOVENIA

Résumé

Water quantity and quality in coupled surface-groundwater systems are highly sensitive to numerous natural and anthropogenic stressors. Advanced integrated modeling approaches are urgently needed to better understand the complexity of and interactions at this sensitive interface, particularly to identify infiltration areas and other sources of groundwater, its dynamics and vulnerability to contaminations. The aim of our work is to determine groundwater-surface water interactions in the Ljubljansko polje aquifer system, which is an important drinking water source for the Slovenian capital city Ljubljana. The natural tracers – stable isotopes – were used for: (1) determining sources of groundwater using δ18O and δ2H, and (2) to estimate the mean residence time of groundwater using 3H and 3H/3He. The system proves to be highly sensitive to surface water dynamics. Therefore the important upper boundary conditions of the hydrogeological model are determined by using hydrological models, describing the spatio-temporal variability of infiltration pathways from the two main groundwater sources: the Sava River and spatial percolation from precipitation and snowmelt. The MIKE 11 and WaSiM software are applied for these purposes and combined with the FEFLOW software for groundwater flow modelling. The study provides a useful tool set for a better understanding of surface-subsurface flow dynamics. It can form the baseline for an integrated system for drinking water protection in central Slovenia and, when upgraded, for the projection of future water availability in response to climate change.

 

 

Acknowledgements Isotopic analyses were financially supported by the IAEA project (RER2016 TC) and by the EU-FP7 Research Project GLOBAQUA (GA no. 603629).The research was partially conducted within a PhD study of JanjaVrzel financed by the European Social Fund (KROP 2012). The authors thank to all institutions from which data were obtained and Dr. Patrick Keilholz for his professional support in using the MIKE 11 software.

Biographie

-Data preparation for groundwater modelling

– Ljubljansko polje aquifer system, Materials and geoenvironment: periodical for mining, metallurgy and geology, 2015.

-Nutrient variations in the Sava River Basin, Journal of soils and sediments, 2015.

-The use of isotopes for characterization of groundwaters and their relation with surface water – unexplored environmental problem, Ekolist, 2013.

-Study groundwater-surface water interactions and its modelling to improve understanding of dynamic in the Ljubljansko polje aquifer system (Slovenia), 1st GLOBAQUA International Conference Managing the Effects of Multiple Stressors On Aquatic Ecosystems Under Water Scarcity, 2016.

-Modelling of Ljubljansko polje aquifer system, The 22nd International Symposium on Environmental Biogeochemistry (ISEB22), 2015.

-Conceptual model of Ljubljansko polje aquifer, FEFLOW Conference 2015, Germany, 2015.

-Multiple stressors in the Sava River watershed, Programme and abstracts: IASWS 13th [International Symposium], 2014.

-Nitrate origin and distribution in the Sava River Basin, 6th Jožef Stefan International Postgraduate School Student’s Conference, 2014.

-Groundwater tracers in Ljubljana aquifer. 10th Applied Isotope Geochemistry Conference, AIG10, Hungary, 2013.

-Evaluating the vulnerability of groundwater resources using groundwater tracers, 7th Young Researcher’s Day, 2013.

-Using Isotopes when researching groundwater, 5th Jožef Stefan International Postgraduate School Student Conference, 2013.

SESSION 4 – Analyse des risques et sécurité

Le Cercle (ADJ-4512 et 4514)

Guy Coderre

Guy Coderre

Enseignant au Centre national de formation en traitement de l'eau de la commission scolaire des Trois-Lacs à Vaudreuil-Dorion

Vulnérabilité des stations de purification de l’eau de la région métropolitaine de Montréal et risques pour la population en cas de contamination de l’eau par les hydrocarbures – CANADA

Présentation >>>

Résumé

À titre de formateur du personnel affecté à l’opération des installations de traitement de l’eau de la province, je tiens à signifier mes très vives inquiétudes en rapport avec la sécurité de l’approvisionnement en eau des municipalités de la grande région métropolitaine de Montréal et d’ailleurs au Québec face à un éventuel déversement d’hydrocarbures. Les filières de traitement des stations de purification d’eau de surface ne sont pas conçues pour détecter ou éliminer les hydrocarbures. L’analyse des risques liés à la future exploitation de l’oléoduc Énergie-Est basée sur: les types de produits transportés, les risques de fuites, les caractéristiques des stations de purification de la région, m’ amène à conclure qu’en cas de déversement majeur, IL N’Y AURA AUCUN PLAN B réaliste pour la vaste majorité des stations de la région métropolitaine ( 23 des 26 stations) puisqu’elles ne peuvent compter sur aucune prise d’eau alternative. Dès le signalement d’un déversement les stations fermeront leurs prises d’eau pour éviter la contamination. Une fois les réserves épuisées (12h à 16h) , les options disponibles aux responsables des stations, et des autorités civiles seront limitées et difficiles: Remettre en marche la production et distribuer une eau légèrement contaminée, non-conforme, sous couvert d’un avis de non-consommation. Arrêter complètement la distribution afin de protéger l’intégrité de la station et celle du réseau de distribution. Dans les 2 cas, l’ampleur d’une telle catastrophe sanitaire dépasse l’imagination et a de quoi faire frémir. L’analyse de l’historique lié à l’exploitation des oléoducs en Amérique est révélatrice. Déjà 6 déversements majeurs sont survenus en Amérique au cours des 5 dernières années. Tôt ou tard, nos sources d’approvisionnement en eau seront touchées. Le principe de précaution, face à cette menace sans précédent, doit absolument s’appliquer ici, afin de protéger nos rivières, notre fleuve et nos sources d’eau potable.

 

 

Biographie

Le présentateur est technicien DEC eau et assainissement du Cégep St-Laurent. Certificat Sciences et techniques de l’eau de l’UQAM. Formateur au Centre national de formation en traitement de l’eau et superviseur de stage dans les stations de purification depuis 20 ans. Auparavant de 1987 à 1996 a travaillé à titre d’opérateur ou chef de station d’eau 10 ans. Viens de rédiger et faire paraître un mémoire sur la Vulnérabilité des stations de purification de l’eau de la région métropolitaine de Montréal et les risques pour la population en cas de contamination de l’eau par les hydrocarbures qui a déposé dans le cadre de la consultation publique du bureau d’audiences publique sur l’environnement du Québec (BAPE).
Thomas-Charles Fortier Filion

Thomas-Charles Fortier Filion

Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

Prévisions hydrologiques opérationnelles pour la gestion du risque et l’approvisionnement municipal en eau – CANADA

Présentation >>>

Résumé

Le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) a la responsabilité de fournir en temps opportun des informations clés pour une gestion optimale du régime hydrique québécois. Pour ce faire, il exploite un réseau hydrométrique et produit des prévisions hydrologiques. Dans ce dernier cas, le MDDELCC a entrepris, à la suite des crues exceptionnelles de juillet 1996, le développement et l’exploitation d’un système de prévision des niveaux et débits pour l’aide à la gestion des barrages publics dont plusieurs servent des objectifs multiples tel l’approvisionnement en eau. Après les inondations de la rivière Richelieu en 2011, il est apparu nécessaire que ce système de prévision s’étende progre ssivement à des sites en rivière qui ne sont pas influencés par l’opération des barrages. C’est ainsi que le MDDELCC a démarré en 2013 le projet de veille hydrologique (Q) au Québec (vQ²), avec l’objectif d’offrir un certain délai d’anticipation des inondations pour des interventions en sécurité publique, dont la gestion des prises d’eau potable en temps de crue. Bien que l’objectif principal de la prévision hydrologique soit la détermination à court terme des débits dans un souci de gestion du risque d’inondation, il est possible d’utiliser la prévision pour estimer les quantités d’eau disponibles sur un plus long horizon. Dans un cas en particulier, la direction de l’expertise hydrique effectue notamment un suivi quotidien de l’estimation de volumes disponibles sur un horizon de trois mo is afin de soutenir l’approvisionnement en eau potable. La présentation vise à décrire le système de prévision, les produits qui en découlent et d’établir les liens vers des usages dans le domaine de l’approvisionnement en eau.

Biographie

Titulaire d’un Baccalauréat en génie physique avec profil international de l’Université Laval et une maîtrise en sciences de l’eau de l’institut National de la recherche scientifique, Thomas-Charles Fortier Filionest à l’emploi du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) depuis 2007. Prévisionniste opérationnel depuis 2008, il effectue un court séjour en France au sein de l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture en 2009. De retour au Québec, il poursuit ses tâches opérationnelles en parallèle avec le développement de nouvelles méthodes et produits liés à la prévision. Responsable du développement de la veille hydrologique de 2 012 à 2015, il agit désormais comme prévisionniste de liaison au sein de l’équipe de prévisionniste de la Direction de l’expertise hydrique du MDDELCC.
Antoine Verville

Antoine Verville

Directeur général adjoint du Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ)

Acteurs locaux EAU boulot! Outil d’autodiagnostic municipal en gestion durable des eaux pluviales – CANADA        

Télécharger la présentation >>>                                                                                                                                   

Résumé

Voir présentation en ligne.

Biographie

Antoine Verville coordonne le développement et la mise en oeuvre de l’ensemble des programmes, projets et services du ROBVQ. En collaboration avec les OBV du Québec et un vaste réseau de partenaires, il assure par ailleurs le développement des positions du ROBVQ sur plusieurs enjeux en matière de gestion de l’eau, dont notamment le développement des hydrocarbures au Québec, la protection des sources d’eau potable, l’eutrophisation des plans d’eau et les algues bleu-vert, l’adaptation au changement climatique et la conservation et l’utilisation durable des milieux humides et hydriques.

 

Il a collaboré aux activités de l’Alliance de recherche universités-communautés sur le défi des communautés côtières à l’heure des changements climatiques (ARUC-DCC) depuis 2010, dont il a assuré la co-direction de 2013 à 2016. À titre de professionnel de recherche à l’Université du Québec à Rimouski en 2015, il a fait partie de l’équipe ayant réalisé le portrait social et démographique d’Anticosti ainsi que l’analyse des effets anticipés du développement des hydrocarbures et des capacités d’adaptation et de résilience de la communauté.

Il agit aussi à titre de conseiller au Réseau des organisations de bassin d’Amérique du Nord (ROBAN) depuis sa fondation en 2009. Il a d’ailleurs permis le développement de plusieurs collaborations internationales en matière de gestion de l’eau, notamment avec le Brésil, la France et le Mexique.

M. Verville est titulaire d’une maitrise en aménagement du territoire et développement régional et d’un baccalauréat en études internationales. Avant de se joindre à l’équipe du ROBVQ, il a occupé diverses fonctions dans des organisations de développement régional, de coopération internationale et de loisirs.

ATELIER 2 – ONTARIO

Salle ADJ-2300

Heather Malcolmson

Heather Malcolmson

Director of the Source Protection Programs Branch, MOECC

Protecting the Source:  The fundamentals behind Ontario’s Drinking Water Safety Net – CANADA

Présentation >>>

Résumé

Protecting drinking water at the source is the first step in a multi barrier approach to ensuring clean, sustainable drinking water.  In this interactive workshop, you will acquire skills to develop and implement an effective and collaborative program to protect your sources of drinking water. Learn from the Ministry of Environment and Climate Change about Ontario’s award winning program enabled by the Clean Water Act, which embraces a watershed-based multi-stakeholder approach to technical work, policy development and public engagement. In partnership with Ontario’s watershed-based conservation authorities and municipalities, the Ministry has developed implementation guides which will be available at the workshop.

Join conservation authority science experts in the first interactive session to acquire knowledge to delineate protection zones around surface water and groundwater sources; apply vulnerability scores to the zones; and identify activities on the landscape that could pose a risk to your drinking water sources, such as fuel storage and manure application. Also learn how to prioritize the identified activities based on relative risk to water quality and quantity.

In the second interactive session, policy writers and Source Protection Committee members will walk you through effective policy writing that connects local science to appropriate management approaches, giving due consideration to landowner concerns. We will discuss overcoming challenges by finding the right balance between protecting drinking water and minimizing impacts on landowners, gaining their trust for the program.

In the third interactive session, a municipal Risk Management Official will show you how to effectively implement policies, utilizing several approaches including education, incentives, and risk management plans which are new tools under the Clean Water Act. Gain enhanced practical skills through real case studies utilizing risk management plan templates that can be customized based on local circumstances. Discover resources for best practices that ensure the protection of sources of drinking water.

Biographie

Heather Malcolmson is Director of the Source Protection Programs Branch, MOECC. She oversees the technical framework, funding administration and plan approval aspects of Ontario’s source protection program. Debbie Scanlon is manager of the approvals unit at the Source Protection Programs Branch, MOECC.  She is involved in designing plan regulations and operational aspects of the program. Chitra Gowda is the Source Water Protection Lead at Conservation Ontario, with a background in environmental engineering projects and drinking water source protection. Martin Keller is the Source Protection Program Manager with the Grand River Conservation Authority in Ontario, with experience in water resource management, risk management, project management, and policy development. Colin Elliott raises dairy cattle and farms hay, corn, soy and wheat in Ontario, and sits on agricultural advisory boards for two Conservation Authorities and on a Source Protection Committee. John Hemsted has a sheep farm in Ontario and is actively involved in his industry’s organizations from county to national levels. He was involved with the early development of the Nutrient Management Act and Source Water Protection. Kyle Davis is a Risk Management Official for Wellington Source Water Protection, where he actively implements policies towards the protection of municipal drinking water supplies.

13 h 45 – 15 h 15

SESSION 5 – Approche française

Introduction et modération : Normand Cazelais sur La potabilité, première conscience de l’eau

Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)

Normand Cazelais

Normand Cazelais

Réseau des organisations de bassin d'Amérique du Nord (ROBAN)

La potabilité, première conscience de l’eau – PHILOSOPHIE 

 

Résumé

De tous les usages de l’eau (irrigation, navigation, fabrication industrielle, etc.), la potabilité est le plus fondamental. De tous temps, les collectivités humaines ont cherché à s’assurer d’avoir à leur disposition de l’eau potable de qualité et en quantité suffisante. La satisfaction d’une telle préoccupation a été à la source tant de grandes civilisations que de conflits meurtriers. Malgré les progrès technologiques, trop de gens sur la planète (plus de deux milliards) souffrent d’un manque d’alimentation en eau potable. Ce n’est pas le cas en Amérique du Nord et particulièrement au Québec où l’eau est une ressource abondante, surabondante même. Elle est même trop souvent considérée dans l’inconscient collectif et dans les pratiques quotidiennes comme étant inépuisable. D’où un gênant gaspillage. Fournir de façon constante une eau potable de qualité est un devoir que toute société organisée se doit de remplir. Gérer par la suite de façon responsable et durable cette eau destinée à la consommation (et donc à la perpétuation de la vie) constitue un impératif aussi important que le premier. Au-delà des aspects concrets et pratiques, ces deux exigences posent une question d’éthique relative non seulement à la distribution équitable de ce bien essentiel mais également à son utilisation la plus pérenne possible. Le présentation s’attachera à réfléchir sur ces diverses dimensions.

Biographie

Normand Cazelais est géographe de formation. Il est spécialiste en environnement retraité d’Hydro-Québec. Dans le domaine du journalisme, il a collaboré à de nombreux médias écrits (ex. Perspectives, L’Actualité, Forces, Touring, La Presse) et électroniques (ex. Radio-Canada, TVA, Télé-Québec, CKAC). Conférencier recherché, il a, entre autres, tenu une chronique hebdomadaire sur le tourisme au Devoir de 1991 à 2006. Auteur de près de trente ouvrages, il s’est mérité plusieurs prix et distinctions; l’un de ses récents écrits, Vivre l’hiver au Québec, a gagné le Grand prix du Salon du Livre de Montréal en 2010. M. Cazelais est ambassadeur pour l’OBV Richelieu / Saint-Laurent (COVABAR) et assure depuis 2009 la direction générale du Réseau des organisations de bassin d’Amérique du Nord (ROBAN).
Mohamed Taabni

Mohamed Taabni

Université de Poitiers, Laboratoire RURALITES EA 2252

Politiques publiques locales et partenariales pour la sécurisation et la préservation des ressources en eau potable : exemple de mise en œuvre de programmes de protection des aires d’alimentation des captages en Poitou-Charentes – FRANCE

Présentation >>>

Résumé

L’abandon de 400 captages d’eau en nappes souterraines en région Poitou Charentes depuis 1980 a montré leur vulnérabilité aux pollutions diffuses par les pesticides. Les prélèvements d’eau souterraine pour l’irrigation sont supérieurs à ceux pour l’eau potable et induisent des conflits d’usage sectoriels durant la saison estivale. Face aux risque liés aux effets du changement climatique au durcissement de la réglementation pour la protection des ressources en eau (lois Grenelle 1 et 2, Directive Cadre européenne sur l’eau DCE 2000), à la pression des associations environnementales, les acteurs institutionnels locaux (Région, Département, Communautés d’agglomération et de communes se sont mobilisés et engagés dans une démarche visant la pré servation durable des ressources. L’objectif étant de garantir la disponibilité pérenne de l’eau nécessitant le moins de traitements pour sa potabilisation. La protection des aires d’alimentations de captage (AAC) a été considérée comme prioritaire. Les différentes étapes pour la définition des plans d’action a impliqué des acteurs multiples (publics et privés, usagers individuels et collectifs…). Ces politiques locales de préservation ciblant les AAC (Charte environnementale, Programme Re-Source, Terre Saine) viennent compléter la politique régionale de gestion volumétrique des eaux pour l’irrigation. Une gouvernance des programmes définit les objectifs et rôles des parties prenantes. Si la dynamique engagée en vue de la sécurisation des ressources en eau grâce à la coal ition d’acteurs est irréversible, elle n’est pas exempte de conflits d’intérêt. Les contentieux sont souvent portés devant les tribunaux. Les résultats en termes d’amélioration de réduction des pollutions des nappes et de gestion quantitative sont largement encourageants mais encore insuffisants. La contribution proposée analysera la cohérence des programmes et l’efficacité de la gouvernance au regard des objectifs de préservation de l’eau pour la pérennité du développement territorial.

Biographie

Maître de conférences en Géographie, Université de Poitiers Docteur en géographie, habilité à diriger les recherches Membre et ancien directeur du laboratoire RURALITES Equipe d’Accueil doctoral Thématiques de recherches : dynamiques environnementales et territoire Impacts du changement climatique et stratégie d’adaptation des territoires Gestion des ressources en eau Espaces d’études : France , Maghreb Projet en cours: Observatoire des politiques publiques locales d’atténuation et d’adaptation en Poitou Charentes (France)
Gaëlle Hiélard

Gaëlle Hiélard

Office de l'Eau Martinique

Gestion des rivières dans la Caraïbe – Du diagnostic à l’action : outils et méthodes à la française – MARTINIQUE, France

Présentation >>>

Résumé

Deux approches méthodologiques françaises sont abordées : 1/ le suivi de la qualité des rivières 2/ l’utilisation d’un outil économique nouveau (ACE). La gestion des rivières comporte plusieurs phases : une bonne connaissance de leur état de santé (réseaux de mesures des rivières, méthodologies européennes), une analyse des pressions (pollutions) et des usages. Les outils européens ont du être adaptés à un contexte tropical caribéens (indicateurs spécifiques). Affiner ce diagnostic d’état et de pressions permet l’écriture de plans d’actions adaptés pour protéger les rivières. Ces plans comprennent des mesures techniques (amélioration d’infrastructures, mise en place de plan de gestion, etc.) mais aussi des mesures de gouvernance (remettre l’homme au cœur, jeux d’acteurs …), mesures de sensibilisation etc. Réaliser une analyse économique coût efficacité « ACE » d’un plan de protection rivières est une approche nouvelle en France. Testé pour la 1ère fois en Martinique en 2015, cet outil d’aide à la décision sera dorénavant imposé en Europe aux Etats membres au prochain cycle de gestion, afin d’intégrer la composante économique au cœur des problématiques environnementales.

Biographie

De formation polytechnique spécialisée en génie de l’environnement. Actuellement, cheffe du service Etudes et Prospectives de l’Office de l’Eau Martinique, depuis 2012. En charge de déployer et la Directive Européenne sur l’Eau (DCE) sur l’ile par l’adaptation de méthodes d’évaluation environnementale. Travaille à développer des approches économiques et de sciences humaines et sociales dans la gestion des milieux aquatiques. Précédemment en poste dans deux Agences de l’Eau françaises depuis 2000 (bassin Seine-Normandie et bassin Adour-Garonne). En charge des thématiques de connaissance des milieux aquatiques (rivières, lacs, eaux souterraines, littoral, zones humides), leur fonctionnement, l’identification des pollutions (micropolluants, impact sur la biologie) par l’utilisation d’indicateurs nouveaux. Un début de carrière en recherche sur un bioindicateur de pollution marine (écotoxicologie). Des missions de coopération internationale sur des projets d’eau potable en Afrique et Haïti sont aussi un leitmotiv.
Alain Dupuy

Alain Dupuy

Professeur d’hydrogéologie à l’Institut Polytechnique de Bordeaux (Bordeaux INP)

Plus de 100 ans après les premiers textes sur la protection des captages d’eau potable : regard sur la force et les limites de l’approche française – FRANCE

Présentation en ligne >>>

Résumé

En France, le petit cycle de l’eau est une compétence des communes qui se doivent notamment d’assurer l’alimentation en eau potable. Il leur revient de protéger les captages contre les pollutions accidentelles pour les usagers du service de l’eau potable. Le grand cycle de l’eau est une compétence de l’Etat qui se doit notamment de préserver les ressources contre les pollutions diffuses. Cette réparation des compétences explique une approche de la protection des captages d’eau potables qui dissocie : • la protection de la ressource, en quantité et en qualité, dont l’Etat à la responsabilité. A ce titre, il délivre les autorisations de prélèvement, de rejet, encadre par la réglementation les activités polluantes (agriculture, industrie, autres) et exerce le pouvoir de police, etc. • la protection des captages qui relève de la collectivité en charge de l’eau potable et ce au travers d’une procédure définie dans le Code de la Santé publique : l’instauration de périmètres de protection autour des points de captage. Cette procédure donne la capacité aux communes d’interdire ou de réglementer certaines activités pour supprimer les risques de pollution accidentelle à proximité d’un captage. Avantages et limites de cette approche : • si les périmètres de protection sont un bon outil pour la protection des captages d’eau souterraine en milieu homogène, ils sont inadaptés aux prises d’eau superficielles et encore moins au milieu karstiques qui combinent, en cas de pollution, les inconvénients des ressources superficielles et souterraines, mais en gomment les avantages ; • l’efficacité des interventions croisées de l’Etat et des collectivités connaît des limites liées notamment : • au faible empressement de l’Etat à contraindre l’activité agricole à l’origine des pollutions qui affectent de nombreux captages ; • aux réticences de certaines collectivités à imposer des contraintes sur leur territoire pour ne pas entraver leur développement.

Biographie

logobordeaux

 

Professeur d’hydrogéologie à l’Institut Polytechnique de Bordeaux (Bordeaux INP), Alain Dupuy y dirige l’ENSEGID (Ecole Nationale Supérieure en Environnement, Géoressources et Ingénierie du Développement durable) depuis 2013. Il est titulaire d’un doctorat en « Hydrogéologie quantitative » obtenu à l’Université de Poitiers en 1997 et d’une HDR en 2012 sur les « Transferts de masse, pression et énergie dans les aquifères » de l’Université Bordeaux Montaigne. Membre du laboratoire Géoressources & Environnement (G&E), Alain Dupuy a dirigé et coordonné des recherches sur les transferts de pression, de masse et d’énergie au sein des aquifères caractéristiques du bassin aquitain entre 2006 et 2016. Ses travaux de recherche associent les investigations de terrain à la modélisation numérique aux développements théoriques et vont de l’analyse de productivité des champs captants aux impacts du changement climatique sur les ressources en eaux souterraines.

Alain Dupuy est membre de nombreux Conseils ou Comités Scientifiques dont ceux des Agences de l’Eau Rhône-méditerranée-Corse et Adour-Garonne, de l’Université Numérique Thématique de l’Environnement et du Développement Durable (UNT UVED) et du Comité de programmation Scientifique de l’Alliance ALLENVI.

SESSION 6 – Changements climatiques

Le Cercle (ADJ-4512 et 4514)

Simon Ricard

Simon Ricard

Ministère du Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques

Disponibilité en eau à l’échelle des bassins versants : l’Atlas hydroclimatique du Québec méridional 2015 – CANADA

Présentation en ligne >>>

Résumé

L’Atlas hydroclimatique présente une synthèse des conséquences des changements climatiques sur le régime hydrique du Québec méridional. Destiné aux acteurs de l’eau, il a pour but de soutenir l’adaptation de leurs pratiques de gestion. Fondé sur des pratiques de modélisation reconnues par la communauté scientifique, l’Atlas hydroclimatique 2015 couvre une large portion du territoire de gestion intégrée par bassin versant du Québec. Il intègre également la plus récente génération de simulations du climat proposée par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). À l’horizon 2050, les principales conclusions de l’Atlas permettent de prévoir que : • Les étiages seront plus importants en été; • Les crues seront plus intenses à l’été et à l’automne; • Le cycle de l’eau sera globalement modifié et présentera une hydraulicité plus forte en hiver, plus faible en été et plus forte au nord du territoire. Ceci en fait un outils pratique pour établir des bases pour l’évaluation de l’impact des changements climatiques sur la disponibilité de l’eau eau en quantité et en qualité pour les besoins de l’approvisionnement. Avec la mise en œuvre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques (PACC 2013-2020), le gouvernement du Québec cherche à renforcer la résilience de la société québécoise à l’égard de la variabilité hydroclimatique. Au cours des prochaines années, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) poursuivra son effort d’analyse afin de renforcer la validité scientifique attribuée au signal de changement des extrêmes hydrologiques. Il souhaite également cerner plus précisément les besoins des acteurs de l’eau afin de leur apporter un soutien de plus en plus efficace dans leur démarche d’adaptation aux changements climatiques. http://www.cehq.gouv.qc.ca/hydrometrie/atlas/

Biographie

À venir
Gabriel Rondeau-Genesse

Gabriel Rondeau-Genesse

Ouranos

 Bilan hydrologique des rivières Saint-Charles et Montmorency dans un contexte de changements climatiques – CANADA

Présentation en ligne >>>

Résumé

À elles seules, les rivières Saint-Charles et Montmorency fournissent environ 75 % de la population de la Ville de Québec en eau potable. Dans un contexte où les changements climatiques apportent une variabilité et, potentiellement, un stress hydrique supplémentaire à ces bassins versants, il devient essentiel d’identifier les risques hydroclimatiques pour l’approvisionnement en eau potable de la région.

En raison de l’importance de ces rivières pour l’approvisionnement en eau de plus d’un demi-million de personnes, plusieurs études ont déjà été effectuées par le passé sur ces bassins versants, notamment à l’Université Laval, à l’INRS-ETE et à divers paliers de gouvernement. Le projet actuel se veut un regroupement de ces études et un inventaire des données d’observation disponibles, dans le but de guider les décideurs vers les consensus entre ces divers centres de recherche, vers les lacunes dans les connaissances du territoire et vers les besoins de recherche.

Quelques études approchent l’impact des changements climatiques sur la ressource en eau des rivières Saint-Charles et Montmorency aux horizons 2050 et 2080. Elles pointent entre autres vers une diminution des débits moyens estivaux de l’ordre de 2 à 25 %, accompagnés d’une baisse des niveaux piézométriques et d’étiages plus sévères. Au contraire, une augmentation de 60 à 160 % du débit moyen est identifiée en février, un mois actuellement problématique en raison des faibles débits. D’autres études, portant sur l’évolution des précipitations extrêmes, pointent également vers une intensification des précipitations maximales 24h de l’ordre de 5 à 25 % à l’horizon 2050. Ces informations, bien qu’utiles, n’ont toutefois qu’une applicabilité limi tée pour les décideurs, qui doivent plutôt prévoir les risques dans un horizon de 15 à 20 ans. Cet aspect constitue un besoin de recherche qui gagnerait à être approché dans les prochaines années.

Biographie

Gabriel Rondeau-Genesse détient une maîtrise en génie civil avec une spécialisation en hydrologie de l’Université de Sherbrooke. Il a travaillé comme professionnel de recherche au sein du Groupe de recherche sur l’eau de l’Université de Sherbrooke avant de se joindre à Ouranos en 2015. Depuis, M. Rondeau-Genesse se concentre sur l’étude de la climatologie hivernale et du cycle de l’eau au sein du groupe Scénarios et Services Climatiques.
Heather Malcolmson

Heather Malcolmson

Director of the Source Protection Programs Branch, MOECC

Ontario: A Source Protection Program Overview – CANADA

Présentation en ligne >>>

Résumé

À venir.

Biographie

Heather Malcolmson is the Director of the Source Protection Programs Branch, Ontario Ministry of the Environment. She joined the Branch in 2005, where she held the capacities of manager, source protection planning and manager of source protection approvals, overseeing the technical framework, funding administration and plan approval aspects of Ontario’s source protection program.

ATELIER 3 – Eaux souterraines

Salle ADJ-2300

Julie Ruiz

Julie Ruiz

Université du Québec à Trois-Rivières

Jeter les bases d’une gouvernance régionale de l’eau souterraine – CANADA

Présentation en ligne >>>

Résumé

La protection et la gestion de l’eau souterraine est bien souvent une compétence partagée entre de multiples paliers décisionnels (gouvernement, région, local) et de multiples acteurs (ministère, organisme de bassin versant, instances régionales et locales d’aménagement). De plus, une multiplicité de mesures tant réglementaires que non réglementaires (ex. : table de concertation, incitatif économique, programme de sensibilisation, etc.) peut aussi être utilisée pour protéger et gérer durablement l’eau souterraine par chacun de ces acteurs. Cela étant, force est de constater que cette multiplicité d’acteurs et cette diversité de mesures constituent souvent un défi quand vient le temps de développer une stratégie régionale de protection et de gestion de l’eau soute rraine. Face à cet enjeu, le Réseau québécois sur les eaux souterraines (RQES) a notamment développé un atelier d’échange de connaissances destiné aux acteurs d’une région qui permet de jeter les bases d’une gouvernance régionale de l’eau souterraine. Cet atelier d’échange s’articule autour de quatre activités collaboratives. Dans le cadre de ce colloque, nous proposons d’exposer le déroulement de cet atelier du RQES puis de permettre aux participants de se familiariser avec les quatre outils collaboratifs développés qui visent à :

 

1. Identifier et prioriser les enjeux de protection et de gestion des eaux souterraines

2. Évaluer les capacités des acteurs individuels et de la région à protéger et gérer les eaux souterraines

3. Connaître les mesures réglementaires et non réglementaires pour la protection et la gestion de l’eau souterraine et évaluer les difficultés à utiliser les mesures réglementaires

4. Développer un projet régional de protection et de gestion de l’eau souterraine

Au terme de cet atelier, les participants auront appris différentes techniques collaboratives pour créer un dialogue multi-acteurs autour des enjeux de protection et de gestion de l’eau souterraine.

Biographie

Julie Ruiz est professeure agrégée au département des sciences de l’environnement et titulaire de la chaire en écologie du paysage et aménagement de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Elle travaille notamment sur les enjeux des projets collaboratifs en aménagement du territoire et développe avec le Réseau québécois sur les eaux souterraines une stratégie de transfert des connaissances sur les eaux souterraines destinée aux acteurs publics de l’eau et de l’aménagement.

15 h 45 – 17 h 15

SESSION 7 – Gouvernance et stratégies de protection des sources

Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)

Gunnar Braun

Gunnar Braun

Verband kommunaler Unternehmen e.V., Landesgruppe Bayern

Managing high quality drinking water with 2300 Bavarian suppliers – GERMANY

Présentation en ligne >>>

Résumé

2300 water supply company, mostly municipal, deliver high quality drinking water to 12 million Bavarians. What seems like a few too many, has grown into an integrated network of municipalities, state departments, their state agencies together with associations of the water branch and the companies themselves. Sustainable subsidiarity is at the core, sometimes the objective, of Bavarian water management. The municipalities – mostly – live up to their local responsibility to protect water resources. Laws and state programs as well as negotiated agreements form the framework – sometimes with important gaps. Supply companies engage with each other to support local structures and interact with agriculture and other land users on water protection schemes. In “waterworks neighborhoods” institutionalized peer learning is self-organized, with municipal supply companies as main supporters of knowledge transfer.

 

 

 

As part of national and European legislation and political agreements, Bavaria strives to fulfill the objectives of 2006’ strategy on modernizing the German water branch. One instrument is benchmarking, applied in most federal states of Germany. Bavaria has a special task to tackle, trying to address 2300 suppliers.

The presentation will give insights into institutions, structures and results of Bavarian cooperative governance/management of groundwater, thus drinking water resources.

Extending the oral presentation – if accepted – into a workshop, possibly with additional colleagues, might be an option.

Biographie

Gunnar currently works as Managing Director of the Bavarian section of the Association of Municipal Supply Companies in Germany (www.vku.de/en). He translates political framework for daily operations in member companies. At the same time he transfers the operational experience of ‘using’ political framework back into the process of forging the framework in the political process. Topics include water, sewage, energy, waste and broadband communication infrastructures. He is a member of various councils and working groups including the « Waterworks Neighborhood » in Bavaria. His background is a degree in International Business and Cultural Studies at the University of Passau, working for the municipal supply companies of Leipzig and Munich, and moving from operational to political to strategic issues for more than 13 years.Gunnar currently works as Managing Director of the Bavarian section of the Association of Municipal Supply Companies in Germany (www.vku.de/en). He translates political framework for daily operations in member companies. At the same time he transfers the operational experience of ‘using’ political framework back into the process of forging the framework in the political process. Topics include water, sewage, energy, waste and broadband communication infrastructures. He is a member of various councils and working groups including the « Waterworks Neighborhood » in Bavaria. His background is a degree in International Business and Cultural Studies at the University of Passau, working for the municipal supply companies of Leipzig and Munich, and moving from operational to political to strategic issues for more than 13 years.
Sarah Minnes

Sarah Minnes

Memorial University of Newfoundland

Enhancing Source Water Protection in Rural Regions: Exploring the Role of Governance and Capacity Building – CANADA

Présentation en ligne >>>

Résumé

This presentation will discuss the emerging findings of the PhD research project entitled, « Enhancing Source Water Protection in Rural Regions: Exploring the Role of Governance and Capacity Building ». The primary goal of this research is to examine the implementation of Ontario’s source water protection policies and the potential transferability of the model for other rural contexts within Canada. This research also addresses the research gap related to improved water governance structures and capacity building in rural regions experiencing drinking water challenges. The research asks: i) What have been the successes and challenges with source water protection planning and implementation of source protection plans in Ontario? ii) Did the source water protection planning process in Ontario build capacity for water and watershed governance, particularly in rural areas? iii) What would be the potential benefits and challenges for rural regions in other provinces in Canada if they were to adopt a similar planning and implementation process? This presentation will focus on the findings from the first round of fieldwork to be completed in summer 2016.

Biographie

Sarah is an Interdisciplinary PhD student at Memorial University of Newfoundland, and serves as Municipalities Newfoundland and Labrador’s Water Liaison. She is currently involved in three different research projects with Memorial University pertaining to a range of topics related to Canadian regional development, water and watershed planning and sustainable rural drinking water systems. She is a candidate member of the Canadian Institute of Planners and is working towards her full accreditation. Sarah has also worked for the the Region of York- Forestry, the Ontario Ministry of Natural Resources, the Ontario Federation of Anglers and Hunters, and is a board member of the Canadian Rural Revitalization Foundation.
Anna Scheili

Anna Scheili

Faculté des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion. Université de Bejaia, 06000 Bejaia, Algérie.

A web-based source-to-tap water data management platform for smart and learning cities – CANADA

Présentation en ligne >>>

Résumé

Voir affiche en ligne

Biographie

Anna Scheili est diplômée en génie des procédés pour l’environnement et en chimie/microbiologie des eaux en Hongrie et en France. Elle a également à son actif plusieurs expériences de travail et de stage à l’international en traitement et analyse de l’eau. Elle a récemment terminé un doctorat en aménagement du territoire et développement régional à l’Université Laval portant sur la variabilité spatiotemporelle de la qualité de l’eau potable dans les petits réseaux. Au cours de ses recherches doctorales, elle a eu l’occasion d’étudier plusieurs petites collectivités à travers le Canada et de collaborer avec les autorités locales et provinciales. Aujourd’hui, Anna met à profit ses connaissances au sein du ROBVQ et de Stratégies Saint-Laurent en tant que coordonnatrice scientifique dans le dossier Énergie Est.

SESSION 8 – Communauté métropolitaine de Québec

Le Cercle (ADJ-4512 et 4514)

François Morneau

François Morneau

Conseiller spécial et coordonnateur du plan d’action sur la protection des prises d’eau potable, Communauté métropolitaine de Québec

Gestion par bassin versant et aménagement du territoire, une conciliation parfois difficile: situation de la région de Québec – CANADA

Présentation en ligne >>>

Résumé

La gestion par bassin versant et l’aménagement du territoire, une conciliation parfois difficile : la situation de la région de Québec. Malgré tous les efforts déployés au Québec depuis des décennies, malgré les législations adoptées on constate que la qualité de l’eau de nos lacs et cours d’eau, notamment dans la région de Québec, s’est peu améliorée et, dans certains cas, continue à se dégrader rapidement. Pourtant les problématiques sur le territoire sont bien connues et les plans directeurs de l’eau réalisés par les OBVs de la région ont été réalisés. Comment expliquer que les centaines de recommandations analysées et convenues par les acteurs de l’eau n’ont toujours pas été mises en œuvre pour corriger et atténuer des usages compromettant la qualité de l’eau? La gestion de l’eau d’un bassin implique une prise en compte du cycle de l’eau dans une vision particulière et nouvelle de l’aménagement du territoire qui est une prérogative des organisations municipales, des MRC et des communautés métropolitaines. L’expérience récente de la région de Québec témoigne de cette difficulté de concerter les municipalités d’un même bassin versant en matière de protection des sources d’eau et des plans d’eau. Toutes règlementations pouvant limiter ou régir les règles de développement d’une municipalité, au profit de ses voisins ou même pour protéger ses propres sources d’eau, soulèvent des enjeux financiers et politiques.

 

 

 

Enfin, compte tenu de l’unicité du cycle hydrologique, les régimes juridiques généraux de protection de l’eau, extrêmement enchevêtrés, qui participent à la protection des sources d’eau potable constituent un défi d’intégration. Les dispositifs sont nombreux et variés et relèvent d’une multitude de paliers, certains municipaux, d’autres, gouvernementaux, tant provincial que fédéral. Dans ces régimes, l’eau est protégée en tant que composante de l’environnement, eau de surface ou souterraine, ou encore d’un habitat faunique ou floristique.

Biographie

M. François Morneau détient un baccalauréat pluridisciplinaire en science de la terre et en écologie et une maitrise en géographie physique, spécialisée en écogéomorphologie, de l’Université Laval. Après avoir oeuvré pendant plus d’une quinzaine d’années dans le domaine des évaluations environnementales de projets routiers, maritimes et aériens au ministère des Transports du Québec, il se joignait, en 2001, au ministère de la Sécurité publique à titre de spécialiste en gestion des risques naturels et de coordonnateur de l’expertise scientifique au sein de la Direction générale de la sécurité civile du Québec. Depuis juillet 2015, M. Morneau agit à titre de conseiller spécial et coordonnateur du plan d’action pour la protection des sources d’eau à la Communauté métropolitaine de Québec. Enfin, depuis 2002, M. Morneau est associé au consortium Ouranos, à titre de coordonnateur du programme environnement au sein de l’équipe Vulnérabilité, impacts et adaptation.
Mélanie Deslongchamps

Mélanie Deslongchamps

Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord

Comment passer des études aux actions ? Le cas du bassin versant de la rivière Saint-Charles – CANADA

Présentation en ligne >>>

Résumé

L’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles etdes Marais du Nord (APEL) est une organisation locale qui a été fondée en 1980, dans la foulée de la création de nombreuses autres associations de lac du Québec. Au fil du temps, l’APEL a su se tailler une place dans le paysage de la gestion de l’eau, si bien qu’aujourd’hui, ses activités se déclinent autour de 4 axes d’intervention : les actions de restauration, la préservation de milieux naturels, l’éducation et la limnologie. Ces dernières années, les conclusions et les recommandations en lien avec l’aménagement du territoire dans les études limnologiques de l’APEL ont fait couler beaucoup d’encre dans les médias et de nombreux autres rapports ont été commandés par les autorit&eacu te;s municipales. Mais comment passer des études aux actions concrètes ? Travailler conjointement avec les instances municipales aux changements de pratiques, sensibiliser les usagers du territoire, former les promoteurs et les entrepreneurs, réaliser des actions concrètes en partenariat avec les autorités sont certainement de bonnes pratiques. Mais, lorsque desinvestissements majeurs sont nécessaires, comment passons-nous de la parole aux actes ou des études à la réalisation des projets ?

Biographie

Mélanie Deslongchamps est diplômée de l’Université Laval en gestion du développement touristique et poursuit présentement sa formation en développement durable. En 2000, madame Deslongchamps est engagée à titre d’agente de promotion et de développement pour diriger les projets de consolidation du site de conservation des Marais du Nord. Son leadership reconnu et ses excellentes capacités de gestionnaire l’amènent rapidement au poste de directrice générale de l’organisme en 2001. Sous sa gestion, l’APEL devient un acteur incontournable dans la région en ce qui concerne la gestion de l’eau, la protection de l’environnement et la préservation desmilieux naturels.

 

François Proulx

François Proulx

Ville de Québec

Actions relatives à la protection des sources d’eau potable à la Ville de Québec – CANADA

Présentation en ligne >>>

Résumé

Les villes sont de plus en plus confrontées aux enjeux relatifs à la qualité de l’eau potable. D’une part, elles font face à des aléas environnementaux qui menacent la quantité et la qualité de l’eau. D’autre part, elles utilisent des modes d’occupation du territoire qui conduisent à l’altération de la qualité de l’eau brute, notamment par l’érosion des berges des cours d’eau, la pollution diffuse d’installations de traitement d’eaux usées ou la présence d’équipements qui ne sont pas compatibles avec un usage d’eau potable.

Au Québec, le MDDELCC a adopté un règlement qui requiert des municipalités du Québec une étude de la vulnérabilité de leur source d’eau potable d’ici 2021. Des mesures doivent aussi être mises en place par ces mêmes municipalités pour protéger les sources d’eau potable. Toutefois, les limites des bassins versants des prises d’eau potable dépassent généralement les limites territoriales des municipalités.

Depuis 2006, la Ville de Québec a mis en place des outils règlementaires pour protéger ses sources d’eau potable en ce qui a trait notamment à la protection des bandes riveraines, revégétalisation des berges des cours d’eau, à la prohibition d’activités incompatibles avec la qualité de l’eau potable et à la limitation des activités nautiques sur le territoire de la municipalité. Malgré cela, la qualité de l’eau brute de la principale source d’eau potable du territoire subit de plus en plus de détérioration. Il devient essentiel que la protection des sources d’eau soit être abordée dans une approche de gestion par bassin versant. Les principaux thèmes abordés dans la conférence seront : les enjeux relatifs à la qualité des eaux brutes, les actions de la Ville de Québec po ur adresser ces enjeux et les limites des actions de la Ville concernant la protection des sources d’eau potable.

Biographie

François Proulx a obtenu un baccalauréat en chimie de l’Université du Québec à Chicoutimi en 1984. Par la suite, il a obtenu une maîtrise en chimie de l’Université Laval en 1987. De 1987 à 1990, il a travaillé dans le domaine pharmaceutique avant de poursuivre dans le domaine de l’environnement au laboratoire de génie sanitaire du Québec. Il y a occupé successivement le poste de responsable des projets spéciaux et de directeur du laboratoire. En 1999, il a été engagé par la Ville de Québec à titre de Chef d’équipe du laboratoire. En 2000, il a obtenu un diplôme de deuxième cycle en gestion de l’environnement de l’Université de Sherbrooke. En 2002, il est devenu directeur de la Division des laboratoires de la Ville de Québec, pour ensuite être pro mu directeur de la Division de la qualité de l’eau de la Ville de Québec en 2009. Entretemps, il a entrepris des études doctorales, et c’est en 2009, qu’il a obtenu son doctorat dans le domaine de la qualité de l’eau potable de l’Université Laval.

PAROLE À LA JEUNESSE

 

 

 

Salle ADJ-2300

Vision pour le Saint-Laurent 2016-2030

Vision pour le Saint-Laurent 2016-2030

Déclaration des jeunes

Vision pour le Saint-Laurent 2016-2030 – CANADA

Présentation en ligne >>>

Résumé

Dans le Cadre de l’Aquahacking 2016, organisé par la Fondation de Gaspé-Beaubien, Stratégies Saint-Laurent a regroupé 8 jeunes professionnels du domaine de l’EAU afin de produire un énoncé de Vision pour le Saint-Laurent 2016-2030.
Catherine Ferland Blanchet et ses ambassadrices

Catherine Ferland Blanchet et ses ambassadrices

Coordonnatrice aux partenariats - Coordonnatrice de SurVol Benthos et agente aux programmes d'écosurveillance - Groupe d'éducation et d'écosurveillance de l'eau (G3E)

EAU Nord – Tshiuetin nipi – CANADA

Présentation en ligne >>>

Résumé

Projet d’implication citoyenne basé sur les enjeux de l’eau, EAU Nord vise les jeunes autochtones et non autochtones de la région de la Capitale-Nationale âgés entre 17 et 30 ans, principalement les étudiants du niveau Cégep. Voir une vidéo du projet >>>

Biographie

Catherine s’implique pour la protection de l’eau depuis 2007. Après des études universitaires en sciences de l’environnement et en pratiques rédactionnelles, elle travaille comme pigiste pour La Maison du 21e siècle et Bio-Bulle. Par la suite, elle occupe notamment le poste de directrice chez AGIR pour la Diable, un organisme de bassin versant local situé dans les Laurentides. C’est là qu’elle devient coordonnatrice régionale pour le programme J’Adopte un cours d’eau, et qu’elle apprend à connaître le G3E et ses dynamiques programmes! En 2012, elle déménage à Québec pour un contrat au Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ). Depuis 2013, elle travaille autant pour le G3E que pour le ROBVQ pour la réalisation de projets mobilisateurs pour la protection de l’eau. Catherine a entre autres mis sur pied le projet d’implication citoyenne EAU Nord, qui a permis à six ambassadrices de la région de Québec de vivre un séjour d’échanges et de partages avec la communauté innue de Ekuanitshit!
Stephanie Shousha et Steven Jean

Stephanie Shousha et Steven Jean

McGill University

Aqua Republica : assurez l’approvisionnement en eau de votre communauté virtuelle grâce à ce jeu aux frontières du réel – CANADA

Jouer >>>

Jeudi 3 novembre 2016

9 h – 10 h 30

SESSION 9 – Aménagement du territoire

Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)

Kyle Davis

Kyle Davis

Wellington Source Water Protection

Building from the Ground Up: A Collaborative Approach to Municipal Source Protection Implementation – CANADA

Présentation >>>

Résumé

Wellington County is home to 90,000 people, six watersheds, five Source Protection Plans and eight municipalities. There are 14 municipal water systems operated by Wellington County municipalities plus the well head protection areas from four adjoining municipalities. This talk will focus on the Wellington County municipalities’ approach to source protection implementation including a shared Risk Management Official, organization of the program, septic inspections for 640 properties, education and risk management approaches.

 

This talk will focus on the unique and collaborative approach taken by the mostly rural Wellington County municipalities to implement source protection. The presentation will cover communications planning, education and outreach approaches designed to encourage landowner participation, septic inspection program design and results, establishment of a shared office, staff and joint processes, and early progress in negotiating risk management plans. In addition, discussion will include a practical approach being implemented for properties handling chemicals or fuel within the well head protection areas that may not meet the strict definition of a threat activity under the provincial regulatory framework. This approach merges the Clean Water Act requirements with voluntary spill prevention and response planning for small to medium sized businesses. The presentation will provide a review of source protection implementation from a municipal and field based perspective.

Biographie

Kyle Davis is the Risk Management Official for Wellington Source Water Protection, a partnership between the 8 municipalities of Wellington County. This includes 7 lower tier municipalities and the County. Prior to joining Wellington Source Water Protection, Kyle worked for 11 years at the Ontario Ministry of the Environment in a variety of roles including Senior Environmental Officer and Issues / Project Coordinator where Kyle was responsible for compliance with the Environmental Protection Act and Ontario Water Resources Act, in particular the inspection, abatement, assessment and clean-up of contaminated sites, active and closed landfills, PCB sites, waste transfer sites, industrial / commercial sites and municipal facilities. Prior to his time at MOE, Kyle worked as an environmental consultant in Ontario, Quebec, Alberta and the United States focused on compliance audits and the assessment and remediation of contaminated sites.

Dany Lévesque

Dany Lévesque

Université Laval (partenariat avec l'INRS-ETE)

Développement d’un processus de transfert des connaissances sur les eaux souterraines vers les intervenants en aménagement du territoire de Chaudière-Appalaches – CANADA

Présentation >>>

Résumé

De 2008 à 2015, le MMDDELCC a investi près de 16M$ pour recueillir des données dans le cadre du Programme d’acquisition des connaissances sur les eaux souterraines (PACES). Au terme du programme en mars 2015, près de 80% du territoire municipalisé du Québec méridional a été couvert. Ces données font du Québec un des chefs de file en matière d’information hydrogéologique, mais les intervenants en aménagement ont de la difficulté à s’approprier les données, à les utiliser et surtout à les intégrer dans les décisions d’aménagement. Celles-ci sont jugées trop techniques et spécialisées pour être utilisées à leur plein potentiel. Les organismes de bassins versants de la région de Chaudière-Appalaches (OBV-CA) se sont concertés et ont approché l’Université Laval afin de mettre sur pied un processus de transfert des connaissances pour que les intervenants du territoire s’approprient ces données et qu’ils soient en mesure de les utiliser dans la prise de décision sur leur territoire. Une fois que les intervenants auront bien saisi la façon d’utiliser les données du PACES et de les intégrer à l’aménagement du territoire, ils seront en mesure, entres autres, de pouvoir prendre des décisions en lien avec la protection des sources souterraines d’eau potable et ils pourront également mieux faire face aux conflits d’usage ayant un impact sur l’eau souterraine sur le territoire. Ainsi, la protection d’une aire d’alimentation ou l’établissement d’une nouvelle source de captage d’eau souterraine pourront être facilités par une meilleure intégration des informations disponibles sur la ressource en eau souterraine dans la planification territoriale. La conférence portera sur les résultats d’entretiens semi-dirigés qui ont permis : – D’évaluer l’appropriation des connaissances actuelles sur l’eau souterraine dans la région de Chaudière-Appalaches; – D’identifier les principales préoccupations des intervenants en aménagement du territoire de la région de Chaudière-Appalaches par rapport à l’eau souterraine; – D’identifier le média le plus approprié pour assurer un transfert des connaissances efficace. Sur la base des résultats des entretiens, un processus collaboratif sera développé afin de permettre aux intervenants en aménagement de devenir plus autonomes par rapport à l’interprétation et à l’utilisation de ces données, particulièrement dans une optique de protection des sources d’eau potable.

Biographie

Dany Levesque a complété et obtenu, en 2015, un baccalauréat en sciences géographique avec concentration physique et environnementale de l’Université Laval. Il a débuté la maitrise professionnelle en Aménagement du territoire et développement régional à l’automne 2015. À la session d’hiver 2016, il a effectué un changement de cap afin de se rediriger vers la maitrise de recherche avec mémoire. Il travaille maintenant avec Roxane Lavoie, professeure à l’ÉSAD et René Lefebvre, professeur à l’INRS-ETE, sur l’élaboration d’un processus de transfert des connaissances sur les eaux souterraines vers les intervenants en aménagement du territoire dans la région de Chaudière-Appalaches.
Elizabeth Royer

Elizabeth Royer

Vermont Rural Water Association

Source Water Protection and Land Use Planning: Partnering for Successful Implementation – USA

Présentation >>>

Résumé

Since 1992, the State of Vermont has required most public drinking water systems to draft and implement source water protection plans. Vermont is one of the few states with this requirement and is working to have these plans gain recognition from municipal and regional planning entities. Zoning and development regulations, town and regional plans, and local emergency response strategies could all be integrated with source protection plans.

 

The Vermont Rural Water Association (VRWA) is a non-profit organization that provides training and technical assistance to public water systems. Specific to source protection, VRWA partners with local, state, and federal agencies to help public water systems with planning, management, and implementation activities. Over the past year, VRWA has been targeting outreach on source water protection to land use planning professionals. Discussion topics at a series of workshops included:

– Lessons from a Vermont town that exceeded its available water and related planning issues (including a moratorium on development)

– New mapping tools for future town supplies and projected water shortages

– Aquifer recharge and protection of public and private water supplies through municipal options in planning and zoning

– Local hazard mitigation planning and water supply contamination

As a result of these workshops, partnerships with state and federal agencies have been strengthened and the planning community has been engaged in multiple topics related to drinking water. VRWA will continue outreach to municipal officials, watershed organizations, land trusts, and other entities that could benefit from a collaborative approach to source water protection.Since 1992, the State of Vermont has required most public drinking water systems to draft and implement source water protection plans. Vermont is one of the few states with this requirement and is working to have these plans gain recognition from municipal and regional planning entities. Zoning and development regulations, town and regional plans, and local emergency response strategies could all be integrated with source protection plans.

The Vermont Rural Water Association (VRWA) is a non-profit organization that provides training and technical assistance to public water systems. Specific to source protection, VRWA partners with local, state, and federal agencies to help public water systems with planning, management, and implementation activities. Over the past year, VRWA has been targeting outreach on source water protection to land use planning professionals. Discussion topics at a series of workshops included:

– Lessons from a Vermont town that exceeded its available water and related planning issues (including a moratorium on development)

– New mapping tools for future town supplies and projected water shortages

– Aquifer recharge and protection of public and private water supplies through municipal options in planning and zoning

– Local hazard mitigation planning and water supply contamination

As a result of these workshops, partnerships with state and federal agencies have been strengthened and the planning community has been engaged in multiple topics related to drinking water. VRWA will continue outreach to municipal officials, watershed organizations, land trusts, and other entities that could benefit from a collaborative approach to source water protection.

Biographie

Liz Royer has been working in the water quality field since 1998, including positions with the US Environmental Protection Agency, Vermont Department of Environmental Conservation, and currently the Vermont Rural Water Association (VRWA). As a Source Protection Specialist with VRWA, Liz provides technical assistance to public drinking water and wastewater systems in every corner of the state. On a global scale, she has also volunteered with drinking water projects in Haiti and Kenya. Liz received a B.A. degree in Biology and Environmental Studies from Ohio Wesleyan University and an M.S. degree in Natural Resource Planning from the University of Vermont. Her graduate research focused on incorporating local knowledge from farmers into watershed planning efforts. In her free time, Liz coaches several rugby teams and volunteers with Habitat for Humanity. She was also recently appointed as a Commissioner of the Champlain Water District.

SESSION 10 – Premières Nations

 

Le Cercle (ADJ-4512 et 4514)

Vladimir Arana

Vladimir Arana

Secrétariat international de l'eau

Conservation communautaire des têtes de bassin dans la région andine – PÉROU

Présentation >>>

Résumé

Au Pérou, à 4.500 m d’altitude, la communauté autochtone de Cuchoquesera (avec l’appuie du Secrétariat international de l’eau et ses partenaires) a développé un projet d’infrastructure de l’eau potable et de l’assainissement, un plan de gestion de la tête de bassin du fleuve Cachi (où ils habitent), l’aménagement du territoire de la tête de bassin et une consultation publique pour demander à l’Etat les autorise à gérer la tête de bassin et devenir l’autorité communautaire de la conservation de la tête de bassin. En général, aux pays en développement, les têtes de bassins sont abandonnés par les gouvernements et l’accès c’est très difficile. En Amérique Latine, les seules gardians du milieu rural à cette altitude sont les communautés autochtones, mais ils ne sont pas partenaires officielles du gouvernement pour la protection des têtes de bassin et des services écosystémiques. Avec l’impact du changement climatique, les têtes de bassin sont les écosystèmes les plus fragile pour assurer la disponibilité de l’eau. Cette expérience est unique en Amérique Latine et des organismes multilatéraux sont intéressés de faire la Mis à l’échelle aux autres pays de la région.

Biographie

Chargé de programmes pour les Amériques du Secrétariat international de l’eau, Vladimir Arana a cumulé les postes clés : conseiller senior de la Banque de développement de l’Amérique latine dans les domaines de l’eau et de l’infrastructure; conseiller senior chez CARE; conseiller du vice-ministre de l’environnement du Pérou; directeur général du bureau d’environnement et directeur général d’urbanisme au ministère du Logement, de la Construction et de l’Assainissement; consultant pour GCRAI (Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale); consultant pour le Centre international de la pomme de terre; consultant pour CONDESAN (Consorcio para el Desarrollo de la Ecorregión Andina); consultant pour la Banque mondiale; et professeur d’université.

 

 

Isabelle Lévesque

Isabelle Lévesque

Santé Canada, direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits

Programmes relatifs à l’eau potable et aux eaux usées dans les communautés des Premières nations au sud du 60e parallèle : Réussites, défis et possibilités – CANADA

Présentation >>>

Résumé

Au Canada, dans les communautés des Premières nations situées au sud du 60e parallèle, la responsabilité de garantir la salubrité de l’eau potable est partagée entre les Premières nations et le gouvernement fédéral ; soit Santé Canada et Affaires autochtones et du Nord Canada. Les Premières nations sont responsables de la planification, la conception et la construction des réseaux d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées et leur gestion quotidienne. Les Affaires autochtones et du Nord Canada offre une aide financière aux Premières nations pour qu’elles puissent s’acquitter de leurs responsabilités et offre aussi un financement pour la formation des opérateurs d’infrastructures. Santé Canada veille à ce que des programmes de surveillance de la qualité de l’eau potable soient en place dans les communautés des Premières nations afin de protéger la santé publique et leur offre des avis et des directives concernant la salubrité de l’eau potable et l’élimination sécuritaire des eaux usées domestiques. Tous les acteurs impliqués font face aux défis associés à la gestion des petites infrastructures et à l’éloignement de certaines communautés. La mise en œuvre en 2008 des nouveaux programmes axés sur la salubrité de l’eau potable et la gestion des eaux usées a permis d’effectuer des progrès importants concernant la surveillance de l’eau potable au robinet, la révision des procédures, le renforcement des capacités communautaires par la formation, l’offre d’avis techniques, la sensibilisation des résidents concernant les risques potentiels à la santé liés à la salubrité de l’eau potable. La combinaison de toutes ses améliorations supporte une détection proactive des problèmes potentiels de santé publique liés à la salubrité de l’eau potable. Même si certains défis demeurent, il n’en demeure pas moins que la santé publique des communautés des Premières nations est mieux protégée aujourd’hui.

Biographie

Isabelle Lévesque détient un diplôme de maîtrise en sciences de l’environnement émis par l’Université du Québec à Montréal. Elle a commencé sa carrière en travaillant au sein d’organisations sans but lucratifs œuvrant à la protection des ressources en eau pour ensuite joindre la fonction publique fédérale. Depuis 2008, elle est conseillère principale en élaboration de programme pour le Programme de l’eau potable dans les communautés des Premières nations pour la direction générale de la santé des Première nations et des Inuits à Santé Canada. Elle a une connaissance approfondie des enjeux liés à la protection de la santé publique et à l’approvisionnement en eau potable dans les communautés; notamment celles des Premières nations. Elle souhaite continuer à participer activement au bien-être des communautés au Canada.

 

 

Luzma Fabiola Nava

Luzma Fabiola Nava

Pueblos au Mexique

Pueblos au Nouveau-Mexique – ÉTATS-UNIS

Présentation >>>

Résumé

Voir présentation en ligne ci-dessus.

Biographie

Luzma Fabiola NAVA is currently a Research Scholar at the International Institute for Applied Systems Analysis (IIASA). At IIASA, Luzma is working in the fields of adaptive water management and environmental governance. Her current research focuses on Transboundary Water Resources Environmental Governance along the United States and Mexico. The main goals of her research are to analyse institutional and organizational regional arrangements for transboundary river management and environmental governance between the Rio Grande/Rio Bravo Basin and the Colorado River Basin, and formulate recommendations to enhance and optimize current governance practices. Her primary fields of interest are sustainable water management strategies, water institutional and legal framework, water governance regime, and environmental politics.

ATELIER Vulnérabilité / Municipalités / MDDELCC (1/2) 

Salle ADJ-2300

Caroline Robert

Caroline Robert

Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

Atelier sur la démarche d’analyse de la vulnérabilité des sources destinées à l’alimentation en eau potable – CANADA

Présentation >>>

Résumé

La protection des sources est primordiale pour sécuriser l’alimentation en eau potable et pérenniser les infrastructures d’approvisionnement et de production. Le Québec a récemment franchi une étape importante dans cette direction.

En effet, en adoptant le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection en juillet 2014, le Ministère du Développement durable, le l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) a introduit une obligation pour les municipalités desservant en eau potable un système de distribution alimentant plus de 500 personnes de réaliser une analyse de vulnérabilité de leur source d’approvisionnement. Cette analyse de vulnérabilité, qui doit être effectuée tant pour les sources d’approvisionnement en eau souterraine que celles en eau de surface, constitue un premier pas. Le succès des plans de protection et des mesures d’urgence qui en découleront dépend de la qualité de ces analyses de vulnérabilité.

L’ensemble des analyses de vulnérabilité pour les sources d’approvisionnement en eau potable doivent être complétées d’ici avril 2021. Les municipalités visées doivent donc débuter leur démarche dès maintenant étant donné qu’elle comporte plusieurs étapes et qu’elle pose des enjeux de collaboration et d’échanges d’information entre les différents acteurs du territoire.

Cet atelier permettra au MDDELCC non seulement de revenir sur les grandes lignes de la démarche proposée mais aussi d’animer des échanges entre les différents intervenants interpellés (municipalités, MRC, OBV, TCR, scientifiques, etc.).

  • Quels sont les principaux défis à relever lors de la détermination des aires de protection autour des installations de prélèvement d’eau souterraine destinée à l’alimentation en eau potable?
  • Comment établir les risques de contamination des sources d’eau potable alimentées à partir de prises d’eau de surface? Quels outils et connaissances devraient être utilisés pour y parvenir?
  • Comment optimiser les échanges de connaissances afin d’éviter le dédoublement des efforts consentis en termes de temps et de coûts de réalisation?
  • Quels mécanismes de collaboration et de concertation favoriser pour atteindre les objectifs visés par l’analyse de vulnérabilité? En tant qu’OBV, comment puis-je m’impliquer?
  • Comment tirer profit de l’expérience des municipalités qui ont déjà amorcé la démarche?

Voilà une occasion unique pour tous les intervenants impliqués d’échanger sur les défis et enjeux que pose la démarche proposée. Il s’agira également d’une opportunité de participer à une réflexion sur les moyens à privilégier afin d’optimiser les étapes de la réalisation de ces analyses et d’en assurer la qualité, pour ainsi atteindre l’objectif de 2021!

Si vous avez des questions relatives à la démarche d’analyse de la vulnérabilité et que vous souhaitez nous en faire part afin qu’elles soient abordées durant l’atelier, nous vous invitons à les acheminer à diane.myrand@mddelcc.gouv.qc.ca. Vous pouvez également nous transmettre vos idées sur les différents axes qui seront abordés lors de l’atelier.

Biographie

Caroline Robert possède une maîtrise en sciences de l’environnement et travaille au Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques depuis 2001, où elle est présentement directrice par intérim de l’eau potable et des eaux souterraines. Elle a assuré la finalisation du Guide de réalisation des analyses de vulnérabilité des sources destinées à l’alimentation en eau potable au Québec publié par le Ministère en avril 2015. Siégeant au Comité fédéral-provincial-territorial sur l’eau potable, elle a été en charge des modifications apportées au Règlement sur la qualité de l’eau potable dans les dernières années. Elle a aussi coordonné la préparation de diffé rents rapports sur la qualité de l’eau potable au Québec.

11 h – 12 h 30

SESSION 11 – Systèmes d’information et de communication

Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)

Behmel Sonja

Behmel Sonja

Université Laval

Système d’aide à la décision pour la conception et l’optimisation des stratégies de suivi de la qualité des eaux de surface basé sur une approche participative – EUROPE ET AMÉRIQUE DU NORD

Résumé

La gestion intégrée par bassin versant (GIEBV) est de plus en plus adoptée afin d’atteindre les objectifs autant de prévention de la dégradation que de restauration des ressources en eau, et en particulier des sources d’eau potable. Deux des défis que pose la GIEBV sont (1) d’obtenir un portrait fiable de la qualité de l’eau des lacs et des rivières à l’aide de programmes de suivi de la qualité de l’eau (PSQE) et (2) d’encourager les intervenants à s’impliquer dans la GIEBV et dans l’implantation des PSQE afin qu’ils participent au processus décisionnel qui vise à protéger la ressource. Concevoir et optimiser un PSQE est un processus complexe en raison du grand nombre de facteurs dont il faut tenir compte: le choix des objectifs du suivi, la localisation des stations de suivi, la s&eacute ;lection des paramètres de la qualité de l’eau et des fréquences de suivi, ainsi que la disponibilité des ressources humaines, financières et techniques, et les moyens de communication. Afin d’assister les gestionnaires dans la démarche de conception et d’optimisation des PSQE, nous proposons un modèle conceptuel d’un système intelligent d’aide à la décision (SIAD) facile à utiliser pour concevoir et optimiser les PSQE. Le modèle conceptuel est conçu à partir d’informations recueillies au moyen d’une recension des écrits ainsi que d’entrevues avec des experts. Une trentaine d’experts des États-Unis, de l’Europe et du Canada du secteur municipal, associatif et gouvernemental ont été consultés. Le modèle est décrit en langage de modélisation unifié. Pour encourager la participation publique au développement du PSQE, nous avons élaboré une approche participative sous forme d’une enquête adaptable et d’un système d’information géographique participatif pour cerner les besoins de connaissances sur la qualité de l’eau. Dans cette conférence, nous présenterons chacune des étapes du développement du modèle conceptuel ainsi que les résultats obtenus.

Biographie

Passionnée par les sciences de l’eau et la recherche appliquée, SonjaBehmel entame en 2005 un cursus universitaire en environnement et géographie. Le caractère avant-gardiste de son mémoire de maîtrise, qui porte sur le développement de stratégies et d’outils pour le suivi de la qualité de l’eau, l’amène à être recrutée par un acteur clé de la gestion de l’eau à Québec. Dans le cadre de son mandat à titre de chargée de projets en limnologie, elle mène d’importantes études scientifiques en collaboration avec la Ville de Québec et différentes institutions universitaires. Forte de ces expériences, madame Behmel fonde en 2013 sa compagnie, WaterShed Monitoring, afin de développer et commercialiser le premier logiciel-service conçu pour stock er et exploiter tous les types de données relatives à la qualité de l’eau. En parallèle, elle entreprend un doctorat pour pousser plus loin certains aspects technico-scientifiques de l’offre de sa jeune compagnie. Depuis, elle multiplie les prix et reconnaissances : lauréate au Concours québécois en entrepreneuriat 2015 niveau régional, finaliste au concours Bourse Créateurs d’entreprise 2015 de la Chambre de commerce, gagnante du Concours des entrepreneurs émergents C2 Montréal 2016 et championne provinciale Enactus Canada de l’entrepreneuriat étudiant 2016, pour n’en nommer que quelques-uns.
Martin Keller

Martin Keller

Grand River Conservation Authority

Local Source Water Information Management System (LSWIMS) – A collaborative venture – CANADA

Présentation >>>

Résumé

This paper will showcase a collaborative initiative by the City of Guelph, Municipalities in Wellington County, the County of Oxford, the Upper Thames River Conservation Authority and the Grand River Conservation Authority to meet the information management needs related to Part IV of the Ontario Clean Water Act, 2006. Other municipalities with Clean Water Act responsibilities are now interested in joining this venture. The Local Source Water Information Management System (LSWIMS) is one example of regional collaboration where municipalities and conservation authorities (watershed agencies) work together to share experiences and capabilities. The goal for LSWIMS is to develop an information management system that is considerably better through shared contributions than any of the partner agencies would be able to develop individually. LSWIMS will be presented in the broader context of the Lake Erie Source Protection Region Implementation Working Group, and other collaboration efforts such as developing tools, templates, and completing a privacy impact assessment. This paper will highlight the phased development process that is focused on providing basic functionality as soon as possible, recognising the resources available and project timelines dictated by source protection plan implementation status, and the expectations and responsibilities of the partner agencies. An outlook of potential advanced functionality that will be realised over time within a continuous improvement environment will also be discussed. The LSWIMS app has been developed based on an information and functional needs assessment completed by all the partner agencies collectively. An overview of the LSWIMS web based data management application will be provided, including the development environment and current features.

Biographie

Martin Keller has an extensive and diverse background with twenty years of experience in the areas of resource management, risk management, project management, and policy development.

 

He is currently with the Grand River Conservation Authority as the Source Protection Program Manager where he oversees the implementation of the Ontario Clean Water Act for the Lake Erie Source Protection Region.

Martin holds a Master of Science degree in Resource Management from Lincoln University (New Zealand), a Master of Science degree in Hydrobiology/Limnology from the University of Zürich (Switzerland) and a postgraduate Diploma in Management Studies from McMaster University in Hamilton, Ontario.

Ianis Delpla

Ianis Delpla

Université Laval - Chaire de Recherche Industrielle en Gestion et Surveillance de la qualité de l'Eau Potable

Vers une optimisation de la surveillance de la qualité des sources d’eau potable par la valorisation de données haute fréquence – CANADA

Présentation >>>

Résumé

La surveillance de la qualité de l’eau est d’une importance cruciale pour assurer de manière constante la distribution d’une eau de qualité sanitaire. De plus, la surveillance des sources d’eau potable est déterminante pour anticiper les effets des épisodes de contamination ponctuelle lors d’événements climatiques transitoires. En effet, les épisodes de pluie peuvent conduire à des niveaux élevés de turbidité, de matière organique et de contaminants microbiologiques dans les sources d’eau potable. En conséquence, ces épisodes peuvent conduire à une baisse de la qualité de l’eau produite en station lors du traitement de potabilisation de l’eau. Dans une approche préventive, il est donc essentiel de posséder des outils qui permettent de prédire les param&egrave ;tres critiques de la qualité de l’eau, en vue d’alertes précoces à de possibles contaminations. Dans le cadre de ce projet, les données à haute fréquence (1 analyse/15 secondes) acquises entre 2013 et 2016 à la prise d’eau de l’unité de traitement de la Ville de Québec sont utilisées. Les paramètres de qualité de l’eau visés sont les indicateurs physico-chimiques mesurables à un coût modéré (turbidité, conductivité, pH, température, etc.). La période temporelle d’analyse des données est centrée sur les évènements pluvieux de cumul important (>10mm en 24h), à des périodes particulières de l’année où la qualité des sources d’eau de surface est sujette à des variations brutales (printemps, été et automne). En utilisant les techniques d’exploitation statistique appropriées telles que l’analyse de tendance , les résultats de ce projet permettent de produire un système d’alerte précoce pour anticiper les changements de qualité de l’eau brute afin de mieux adapter le traitement à des situations de dégradation ponctuelle de la qualité de l’eau.

Biographie

Titulaire d’un master recherche en Sciences de l’Environnement Industriel et Urbain de l’École des Mines de Saint Étienne, et d’un doctorat en Biologie et Sciences de la Santé obtenu à l’École des Hautes Études en Santé Publique en France, Ianis DELPLA est actuellement post-doctorant à la Chaire de Recherche en Eau Potable de l’Université Laval. 

Il travaille sur le développement de modèles de prédiction de l’évolution de la qualité des eaux brutes et des eaux potables en lien avec les modifications climatiques et d’occupation du sol annoncées pour le siècle en cours au sud Québec. Ces travaux sont orientés vers la modélisation empirique des polluants organiques des sources d’eau potable et de l’eau traitée. Il a également élaboré des outils de suivi de la qualité des eaux autour des fortes pluies dans des bassins versants agricoles bretons approvisionnant de petites et moyennes unités de traitement, ainsi que des outils d’optimisation de la surveillance de la qualité de l’eau potable.

SESSION 12 – DROIT

 

 

Le Cercle (ADJ-4512 et 4514)

Yenny Vega Cardenas

Yenny Vega Cardenas

Université de Montréal

L’arbitrage international et les conflits sur l’eau – MONDE

Présentation >>>

Résumé

Les conflits entre les États et les multinationales de l’eau sont de plus en plus courants. Certains États comme l’Argentine se sont fait condamner par le CIRDI à payer une somme faramineuse. Les tribunaux arbitraux et la procédure de résolution des différends sont accusés de ne pas offrir une transparence adéquate pour ventiler ces litiges, de ne pas considérer les droits de l’homme et de ne pas permettre les tiers d’intervenir. Le CIRDI tente de pallier ces critiques en adoptant un nouveau cadre réglementaire qui est cependant non contraignant pour les parties. La reconnaissance internationale du droit à l’eau et le caractère essentiellement public et commune de la ressource semble mettre à l’épreuve les traités commerciaux de libre-échange qui ne semblent pas être adaptés à cett e nouvelle réalité. L’évolution croissante du droit environnement et du droit de l’eau semble empiéter sur la protection des investissements, ce qui a déclenché une série de différends qui ne touchent pas seulement le contrat, mais aussi le respect des questions sensibles pour la population comme c’est le cas de l’accès à l’eau potable, la protection de la biodiversité. Les tribunaux du CIRDI et les contrats entre investisseurs et les États devront donc s’adapter à cette nouvelle réalité, dans le but non seulement d’éviter les conflits, mais aussi d’équilibrer les intérêts concernant la protection des investissements et la protection de l’environnement et des ressources en eau.

Biographie

Yenny Vega Cardenas, docteure en droit de l’Université de Montréal, est également avocate en Colombie et avocate au Québec. Membre du réseau canadien sur l’eau et du réseau interaméricain sur le droit des ressources en eau, sa thèse de doctorat a porté sur la construction sociale du statut juridique de l’eau au Canada et au Mexique, thèse qui a été réalisée grâce à la bourse de doctorat du Centre de Recherche sur le Développement international CRDI.

 

Suite à son doctorat, elle a créé et enseigné un cours en droit international public avancé, portant sur le droit de l’eau en Amérique du Nord à l’Université de Montréal. Elle a également enseigné à l’Université d’Ottawa le cours sur le droit des Ressources naturelles.

Elle a publié plusieurs articles scientifiques tant en français qu’en anglais et en espagnol, ainsi qu’un livre portant sur sa thèse de doctorat. Elle a prononcé nombreuses conférences tant au niveau national qu’international portant sur divers sujets reliés aux enjeux internationaux des ressources communes.

 

Émile Sylvestre

Émile Sylvestre

Étudiant au doctorat à l'École Polytechnique de Montréal

Cadre juridique applicable aux autorisations environnementales pour la protection des sources d’eau potable au Québec – CANADA

Présentation >>>

Résumé

Afin de réduire les risques en santé publique, le Québec s’est engagé à protéger ses sources d’eau potable en mettant en œuvre le principe de barrières multiples, promu à l’échelle canadienne et appliqué par la majorité des provinces. Avec l’entrée en vigueur des articles 68 et 75 du Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection le 1er avril 2015, le responsable d’un prélèvement d’eau souterraine ou de surface alimentant plus de 500 personnes doit fournir aux 5 ans un rapport d’analyse de vulnérabilité de sa source d’eau afin d’établir les priorités d’action d’un plan de protection et de conservation, ou de mesures d’urgence. En vue de faciliter et d’uniformiser la mise en place de ces mesures de protecti on, nous avons développé un outil présentant le cadre juridique de la protection des sources d’eau au Québec par une collaboration entre la Chaire du Canada en protection des sources d’eau et le Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal. Cet outil regroupant un nombre considérable de lois, de règlements et de normes permettra de diriger et intégrer les actions des municipalités et des organismes de bassin versant. Il inclue entres autres les mécanismes disponibles de protection des sources d’eau potable dans le régime d’autorisation environnementale de la Loi sur la qualité de l’environnement afin de favoriser un développement minier, énergétique (gaz, pipelines, transport maritime et par train) et forestier durable au Québec. De plus, la vulgarisation de ces concepts juridiques dans une perspective scientifique permettra de mieux intégrer les activités de recherche et la mise en place d’actions correctives.

Biographie

Émile Sylvestre est étudiant au doctorat à l’École Polytechnique Montréal. Il travaille sous la direction de Sarah Dorner, titulaire de la Chaire de recherche en protection des sources d’eau potable et de Michèle Prévost, titulaire de la Chaire industrielle CRSNG en traitement des eaux potables. Dans le cadre de ses études doctorales, Émile développe des outils quantitatifs permettant d’améliorer l’évaluation de la vulnérabilité et la mise en place de mesures de protection des sources d’eau potable en milieu urbain. Émile est membre de l’Ordre des Ingénieurs du Québec et du Comité de protection des sources d’eau de l’American Water Works Association.

 

 

 

Catherine Choquette

Catherine Choquette

Université de Sherbrooke

L’adéquation du droit face aux problématiques liées à l’eau potable – CANADA

Présentation >>>

Résumé

Les normes applicables à la gestion de l’eau potable sont-elles optimales? Selon Austin (1954), «l’existence du droit est une chose; son mérite en est une autre». L’adéquation du droit aux problématiques environnementales ne s’évalue pas seulement au niveau de l’intégration de mesures dans les textes législatifs et règlementaires mais également en fonction de l’application effective de ces normes, de leur efficacité et efficience dans l’atteinte de l’objectif visé. Comment mesurer ces paramètres pour déterminer l’adéquation de la norme juridique? Plusieurs approches d’analyse du droit existent dont l’analyse économique du droit qui est utilisée dans plusieurs pays et qui servira, dans notre contexte, à l’évaluation de l’efficience de certaines normes touchant à l’eau potable. Une approche d’analyse juridique plus spécifique soit l’analyse écologique du droit a été développée (Choquette, 1995) pour évaluer l’efficacité des normes environnementales. Au Québec, l’absence de tribunaux spécialisés en environnement (à l’exception du tribunal administratif) et la formation académique en droit au premier cycle ne favorisent pas le recours à l’analyse écologique du droit, ni même à l’analyse économique du droit également très peu répandue au Québec. L’analyse écologique du droit permet, en fait, de déterminer le coût écologique d’une norme. Par exemple, une norme peut engendrer des externalités environnementales négatives comme lorsqu’une « m esure visant à protéger une zone côtière par un empierrement peut parfois causer des « effets de bouts » résultant en une accélération de l’érosion aux extrémités des enrochements, contribuant à l’abaissement du niveau de la plage sur les côtés de ces ouvrages » (Larrivée, 2010). À l’aide de cas pratiques, l’analyse écologique du droit et l’analyse économique du droit permettront de déterminer dans quelles mesures les normes applicables à la gestion de l’eau potable sont optimales.

Biographie

Biologiste et avocate, Catherine Choquette a obtenu un doctorat en droit de l’Université de Chicago et une maitrise en écologie de l’Université McGill. Elle est professeure de droit à l’Université de Sherbrooke et directrice du groupe de recherche SAGE. Ses champs d’intérêts sont le droit de l’environnement, le droit international de l’environnement, la gouvernance et la relation entre science et droit.

ATELIER Vulnérabilité / Municipalités / MDDELCC (2/2) 

Salle ADJ-2300

Caroline Robert

Caroline Robert

Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

Atelier sur la démarche d’analyse de la vulnérabilité des sources destinées à l’alimentation en eau potable – CANADA

Présentation >>>

Résumé

La protection des sources est primordiale pour sécuriser l’alimentation en eau potable et pérenniser les infrastructures d’approvisionnement et de production. Le Québec a récemment franchi une étape importante dans cette direction.

En effet, en adoptant le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection en juillet 2014, le Ministère du Développement durable, le l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) a introduit une obligation pour les municipalités desservant en eau potable un système de distribution alimentant plus de 500 personnes de réaliser une analyse de vulnérabilité de leur source d’approvisionnement. Cette analyse de vulnérabilité, qui doit être effectuée tant pour les sources d’approvisionnement en eau souterraine que celles en eau de surface, constitue un premier pas. Le succès des plans de protection et des mesures d’urgence qui en découleront dépend de la qualité de ces analyses de vulnérabilité.

L’ensemble des analyses de vulnérabilité pour les sources d’approvisionnement en eau potable doivent être complétées d’ici avril 2021. Les municipalités visées doivent donc débuter leur démarche dès maintenant étant donné qu’elle comporte plusieurs étapes et qu’elle pose des enjeux de collaboration et d’échanges d’information entre les différents acteurs du territoire.

Cet atelier permettra au MDDELCC non seulement de revenir sur les grandes lignes de la démarche proposée mais aussi d’animer des échanges entre les différents intervenants interpellés (municipalités, MRC, OBV, TCR, scientifiques, etc.).

  • Quels sont les principaux défis à relever lors de la détermination des aires de protection autour des installations de prélèvement d’eau souterraine destinée à l’alimentation en eau potable?
  • Comment établir les risques de contamination des sources d’eau potable alimentées à partir de prises d’eau de surface? Quels outils et connaissances devraient être utilisés pour y parvenir?
  • Comment optimiser les échanges de connaissances afin d’éviter le dédoublement des efforts consentis en termes de temps et de coûts de réalisation?
  • Quels mécanismes de collaboration et de concertation favoriser pour atteindre les objectifs visés par l’analyse de vulnérabilité? En tant qu’OBV, comment puis-je m’impliquer?
  • Comment tirer profit de l’expérience des municipalités qui ont déjà amorcé la démarche?

Voilà une occasion unique pour tous les intervenants impliqués d’échanger sur les défis et enjeux que pose la démarche proposée. Il s’agira également d’une opportunité de participer à une réflexion sur les moyens à privilégier afin d’optimiser les étapes de la réalisation de ces analyses et d’en assurer la qualité, pour ainsi atteindre l’objectif de 2021!

Si vous avez des questions relatives à la démarche d’analyse de la vulnérabilité et que vous souhaitez nous en faire part afin qu’elles soient abordées durant l’atelier, nous vous invitons à les acheminer à diane.myrand@mddelcc.gouv.qc.ca. Vous pouvez également nous transmettre vos idées sur les différents axes qui seront abordés lors de l’atelier.

Biographie

Caroline Robert possède une maîtrise en sciences de l’environnement et travaille au Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques depuis 2001, où elle est présentement directrice par intérim de l’eau potable et des eaux souterraines. Elle a assuré la finalisation du Guide de réalisation des analyses de vulnérabilité des sources destinées à l’alimentation en eau potable au Québec publié par le Ministère en avril 2015. Siégeant au Comité fédéral-provincial-territorial sur l’eau potable, elle a été en charge des modifications apportées au Règlement sur la qualité de l’eau potable dans les dernières années. Elle a aussi coordonné la préparation de diffé rents rapports sur la qualité de l’eau potable au Québec.

13 h 45 – 14 h 15

Conférence 38 – BIODIVERSITÉ

Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)

Benoît Limoges

Benoît Limoges

Consultant pour le Secrétariat de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique

Biodiversité : la grande oubliée des stratégies de protection des sources d’eau potable

Présentation >>>

Résumé

L’approche d’aucune perte nette de biodiversité est adoptée par les grandes banques internationales ayant signé les principes d’Équateur et plus d’une centaine de grandes corporations principalement des compagnies extractives minières et pétrolières. Monnaie courante dans les pays en développement, elle n’est pas obligatoire dans les pays développés qui sont réputés détenir des garde-fous environnementaux efficaces. Cette approche nécessite une comptabilité de la biodiversité qui démontre des gains correspondant aux pertes dues au projet. Des indicateurs pragmatiques de quantification de biodiversité seront présentés, avec des exemples. Ces gains peuvent provenir de différentes mesures compensatoires comme la restauration, la création d’habitat ou bien la perte évitée. Cette approche s’applique aussi aux services écologiques comme l’approvisionnement en eau. Cette conférence abordera les aspects socio-politiques de cette approche de même que les fondements biologiques et mathématiques. Cette approche novatrice pourrait guider le développement durable au Québec et au Canada.

Biographie

Benoit Limoges détient une maîtrise en biologie de l’Université de Montréal. Au cours de ses 25 années de carrière, il a œuvré pour des entreprises privées, firmes de consultants et industries extractives, pour des gouvernements, notamment les gouvernements du Québec et du Canada, pour des organisations des Nations Unies, ainsi que pour des ONG locales et internationales. Il a travaillé dans plus d’une dizaine de pays, la plupart en Afrique et en Amérique latine. Il travaille actuellement pour le secrétariat de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique.

Conférence 39 – QUANTITÉ

Le Cercle (ADJ-4512 et 4514)

Luzma Fabiola Nava

Luzma Fabiola Nava

IIASA - International Institute for Applied Systems Analysis

Opportunities to adapt the Rio Grande/Bravo Basin Water Resources Allocation Regime – MEXICO / USA

Présentation >>>

Résumé

The study of the Rio Grande/Bravo (RGB) Basin water allocation demonstrates how the United States (U.S.) and Mexico have consolidated a transboundary regime based on water sharing. Based on an overview of the RGB Basin context and the water allocation framework, as well as a discussion on stakeholders’ ability to achieve solutions, this paper explores three key questions: (1) Is there an inconsistency between the current RGB Basin management regime and the regulatory binational water allocation framework? (2) How can the U.S.-Mexico water allocation regime be adapted to balance social and environmental water demands, so it can support and preserve the RGB Basin ecosystem? (3) What are the main opportunities to be explored for expanding the U.S.-Mexico water resources allocation regime? The U.S.-Mexico water resources framework is subject to broad interpretation and may be adapted to the circumstances taking the fullest advantage of its f lexibility. Policy recommendations highlight the existing flexibility of the binational framework, the potential to move forward with an ad hoc institutional arrangement, and the creation of political will to solve common issues and achieve change through stakeholders’ recommendations.

Biographie

Luzma Fabiola NAVA is currently a Research Scholar at the International Institute for Applied Systems Analysis (IIASA). At IIASA, Luzma is working in the fields of adaptive water management and environmental governance. Her current research focuses on Transboundary Water Resources Environmental Governance along the United States and Mexico. The main goals of her research are to analyse institutional and organizational regional arrangements for transboundary river management and environmental governance between the Rio Grande/Rio Bravo Basin and the Colorado River Basin, and formulate recommendations to enhance and optimize current governance practices. Her primary fields of interest are sustainable water management strategies, water institutional and legal framework, water governance regime, and environmental politics.

Conférences de clôture

14 h 15 – 14 h 45

Peter Rider

Peter Rider

City of Guelph

Risk Management Plans in the City of Guelph

Présentation >>>

Résumé

The City of Guelph depends upon local groundwater and surface water resources to provide a municipal water supply for more than 122,000 residents. The approved Source Protection Plan has been developed to provide a policy framework to protect the City’s groundwater resources for future generations. The Assessment Report identified that more than 93 per cent of the City is within vulnerable areas to which restricted land use policies apply and that approximately 1,059 activities were identified to be significant drinking water threats, on approximately 646 properties. The majority of the significant threat activities identified are associated with the handling and storage of dense non-aqueous phase liquids (DNAPLs). The City has developed a detailed process and guidance to be used by the Risk Management Official in the assessment of existing and future threat activities and for working with land owners or business owners to determine whether Risk Management Plans are required and in the negotiation and development of Risk Management Plans. The process has been prepared to guide the RMO in assessing whether existing risk management measures are sufficient to reduce the threat presented by the activities present or proposed on the property or to identify requirements for additional risk management measures. The Risk Management Plan templates are prepared as a series of modules that document existing conditions, data gaps, and clear, consistent descriptions of the existing and additional risk management measures to be employed. This process was tested on properties owned by the City of Guelph.

Biographie

Peter G. Rider, P.Geo (City of Guelph) is a professional geoscientist and is the Risk Management Official for the City of Guelph. Peter holds an Honours degree in Earth Sciences from the University of Waterloo. He has 30 years of experience in groundwater supply, protection and monitoring and has participated as an expert witness at the Ontario Municipal Board in the field of hydrogeology. Peter’s public sector experience includes working as a Senior Drinking Water Advisor at the MOE’s Source Protection Programs Branch. During his 20+years in environmental consulting industry, Peter was involved in several regional scale groundwater characterization and vulnerability studies throughout Ontario. Peter’s international consulting experience includes developing an updated groundwater protection program for Barbados and completing a wellhead protection study for major US Air Force base in Japan.

Manuel Rodriguez et Roxane Lavoie

Manuel Rodriguez et Roxane Lavoie

Chaire de recherche CRSNG en eau potable, École supérieure d’ATDR, Université Laval

Les défis de la protection des sources en aménagement du territoire 

Résumé

À venir

Biographie

Roxane Lavoie est professeure à l’École supérieure d’aménagement du territoire et de développement régional depuis 2015. Elle s’intéresse aux outils d’aide à la décision territoriale. Le développement d’outils pour faciliter la prise en compte d’enjeux environnementaux complexes, en particulier ceux liés à l’eau, dans la planification territoriale constitue son principal champ d’intérêt. Elle détient un diplôme de baccalauréat en Études Internationales et environnement de l’Université Laval. Elle est également titulaire d’une maîtrise professionnelle en aménagement du territoire et développement régional, au cours de laquelle elle s’est particulièrement intéressée à l’aide à la décision territoriale. Elle a terminé un doctorat dans la même discipline, sous le thème « Stratégies pour faciliter l’intégration de l’eau souterraine dans la prise de décision en aménagement du territoire » sous la direction de Manuel Rodriguez en 2013. Elle a par la suite réalisé un stage postdoctoral au Massachussett’s Institute of Technology (MIT). Roxane Lavoie a eu l’occasion de participer à plusieurs projets de recherche liés aux outils d’aide à la décision. Sa thèse de doctorat lui a permis de s’intéresser particulièrement aux enjeux liés à l’intégration de l’eau souterraine dans la planification territoriale, principalement dans le but de mieux protéger et conserver la ressource.